Vendredi 1er juin

Alhambra
Secession Orchestra
Soirée épique aux drapeaux de la mythologie allemande. De Wagner, père de l’«art total», à Zemlinsky, véritable héritier de Mahler. Des Knaben Wunderhorn (Le Cor merveilleux de l’Enfant), dont Ablösung im Sommer est tiré, est un recueil de chants populaires germaniques. Il fait écho aux Kindertotenlieder (Chants sur la mort des enfants), composés sur les textes écrits par Friedrich Rückert en hommage à ses enfants disparus. Leur écriture avait fâché Alma Mahler, selon laquelle ces Lieder attireraient le mauvais sort sur les enfants du couple. Leur fille aînée mourra de la scarlatine en 1907. Coup du destin? Le jeune baryton Edwin Fardini, lauréat du Prix de la Fondation Royaumont (2016), voue une véritable passion pour le répertoire allemand. Il est accompagné par le Secession Orchestra – son nom fait référence au mouvement artistique de la Sécession viennoise, dont Mahler était très proche – sous la direction du talentueux Clément Mao-Takacs.
paul lay trio
le Paul lay trio présente The Party, un moment entre amis où la fraîcheur et la légèreté se mêlent à l’inattendu. «une illustration sonore de scènes cinématographiques qui se déroulent lors d’une fête». Un échange de regards, une danse, la fantaisie de l’un, les murmures de l’autre, chaque élément de cette fête énigmatique, voire fantas- magorique, devient prétexte à un groove décontracté qui séduit et enchante. Dans The Party, Paul lay, lau- réat du Prix Django reinhardt en 2016 (musicien français de l’année, décerné par l’Académie du Jazz), clemens van der Feen et Dré Pallemaerts s’amusent avec élégance et sensibilité dans un bain d’énergies positives.
Los Gatillos
Trois compères, trois langues, trois influences. Pierre Omer, Monney B et Fred Raspail aiment jouer ensemble, et ça se voit. Ils sont complices et spontanés. Au début, ils voulaient enregistrer deux singles sur 45 tours. Six jours de studio plus tard, naît rien de moins que le groupe Los Gatillos et seize morceaux de musique sauvage. Entre blues lancinant et folk déjantée, leurs mélodies fantomatiques nous emmènent hors des sentiers battus.
20h classique

Mahler Ablösung im Sommer (arr. Clément Mao–Takacs d’après le Scherzo de la 3e symphonie)
Wagner Karfreitags-Zauber (Parsifal)
(arr. Clément Mao–Takacs)
Mahler Kindertotenlieder (arr. Clément Mao–Takacs)
Zemlinsky Fantasien über Gedichte von Richard Dehmel op. 9 (orchestration Clément Mao–Takacs)

21h30
jazz
PAUL LAY TRIO

PAUL LAY, piano
CLeMens VAn DeR Feen, contrebasse
DRé PALLeMAeRts, batterie


23h
PRIMITIVE FOLK / BLUES
LOS GATILLOS

Pierre Omer
Monney B
Fred Raspail
Voix, Guitares, Banjo and more


Samedi 2 juin

Alhambra
Ensemble Batida
Hommage à la force primitive du Sacre du Printemps, véritable monument musical du XXème siècle. L’Ensemble Batida s’inspire librement du percussif rite sacral païen de Stravinsky pour en créer l’alter-ego électrique. Mean-E, c’est de l’électro-rock minimaliste aux couleurs contemporaines, une pulsation propice à la transe. La composition Ex machina de Valentin Peiry est une exploration de glissements de timbres entre sons concrets et instrumentaux.
Bojan Z Trio
On adore danser des épaules quand les influences balkaniques apparaissent au milieu du swing, parfois un peu rock, de Bojan Z, Zulfikarpasic de son vrai nom.
Les compositions originales de ce pianiste surdoué sont autant influencées par Ravel que par Bill Evans. Multi-
claviériste, il met en valeur la richesse des timbres avec grande virtuosité. Véritable phénomène, le franco-serbe joue en compagnie de Thomas Bramerie et Martijn Vink, avec lesquels il partage la scène depuis dix ans.
Sham Trio
Qu’est-ce que le kanoun ? Un instrument à cordes pincées de la famille des cithares sur table. C’est aux sons du kanoun, de la clarinette et de la percussion que les trois musiciens rendent hommage aux beautés traditionnelles syriennes. Hasan Al Nour, Yazan Alsabbagh et Sam Salloum jouaient déjà ensemble à Damas, avant de s’exiler à Berlin, pour les raisons que le monde entier connaît. Le trio nous prend par la main et nous invite à découvrir Sham, l’autre nom pour dire la Syrie.
Les Nuits de l’Abri # 1
La soirée se poursuit à l’Abri avec Garance (techno-house) et Jeremy Sunsets (house) aux commandes!
20h Créations/Ensemble Batida/Double Face

Valentin Peiry Ex Machina
création pour percussions, piano et électronique
Stravinsky Le Sacre du Printemps
version pour deux pianos et percussions

Création l’Ensemble Batida et Richard van Kruysdijk

Mean-E
création du collectif Batida: musique originale inspirée
du Sacre du Printemps, pour claviers, percussions
et électronique

ENSEMBLE BATIDA
Anne Briset, percussions

Alexandra Bellon, percussions
Viva Sanchez-Reinoso, piano
Raphaël Krajka, piano


VALENTIN PEIRY, composition, piano, électronique

Louis Delignon, percussions

21h30
jazz
BOJAN Z TRIO

Bojan Z, piano, claviers
Thomas Bramerie, basse
Martijn Vink, batterie


23h
Musique folklorique Syrienne
SHAM TRIO

Hasan Al Nour, kanoun
Yazan Alsabbagh, clarinette
Sam Salloum, percussions


1h
Les Nuits de l’Abri # 1
GARANCE, (Soulfooled)
JEREMY SUNSETS, (Castel Music)

Dimanche 3 juin

Alhambra
L’amour et la vie d’une femme
Le duo voix-piano formé par la très talentueuse Shigeko Hata et Emmanuel Christien, accompagnateur hors pair, ouvre la soirée en prélude à l’hommage à la femme qu’était Barbara. Frauenliebe und Leben (L’Amour et la vie d’une femme) op. 42 est un cycle de Lieder écrit en 1840 sur des poèmes d’Adelbert von Chamisso. Schumann s’inspire de son récent mariage avec Clara Wieck et met en scène huit épisodes de la vie d’une femme, mère et épouse dévouée. Des premiers émois à la maturité amoureuse, le cycle se termine par le profond chagrin provoqué par la perte de l’être aimé.
Hommage à Barbara
A fleur de peau, les deux Gérard rendent un vibrant hommage à la «Dame en Noir». Depardieu avait été pendant dix-sept ans son compagnon de route, jusqu’à sa disparition en 1997. Douze ans plus tôt, ils avaient
partagé la scène dans la pièce musicale Lily Passion.
Vingt ans après la mort de Barbara, Depardieu et Daguerre, son pianiste pendant quinze ans, enregistrent quatorze de ses chansons dans sa maison de Précy-sur-Marne. Ils partagent leurs souvenirs avec le public, «cet amant à mille bras», comme elle disait. Depardieu est bouleversant: à la fois colossal et fragile.
Passeurs de disques / Pachinko
Pour les plus festifs (et les autres aussi!), la soirée se prolonge dans le foyer de l’Alhambra, avec les passeurs de disques du Pachinko.
19h Prélude

Schumann Frauenliebe und Leben

20H
événement / Depardieu chante Barbara

HOMMAGE À BARBARA
Gérard Depardieu, chant
Gérard Daguerre, piano et arrangements

22h
Dj Set

Passeurs de disques / Pachinko

Mardi 5 juin

Temple de la Madeleine
Quatuor Strada et Audrey Vigoureux
La Chaconne de la Partita n°2 en ré mineur est un monument, complexe et puissant, l’une des œuvres les plus célèbres de Bach. Composée comme cadeau de mariage pour son ami Eugène Ysaÿe, la Sonate de Franck est un chef-d’œuvre incontestable de la musique de chambre française du XIXème siècle qui installe l’auditeur dans une méditation profonde. Quant au brillant dernier Quatuor à cordes en si bémol majeur de Brahms, il est délicat et enjoué. Le Quatuor Strada, formé de solistes d’envergure, et Audrey Vigoureux, dont la grande maturité de jeu fait l’unanimité, nous offrent quelques pages parmi les plus marquantes de la musique de chambre.
Messina, Demarquette et Chiovetta
Trois œuvres de la seconde moitié du XXème siècle, aux structures répétitives. Mozart-Adagio du compositeur estonien Arvo Pärt est un hommage à son ami, le violoniste russe Oleg Kagan. Basé sur l’Adagio de la sonate n°2 pour piano de Mozart – Kagan l’aimait particulièrement – l’œuvre est à l’origine écrite pour violon, violoncelle et piano. Le trio interprète un arrangement écrit par le compositeur spécialement à son attention.
Les Etudes Kaléidoscopiques de Jaan Rääts, compatriote et contemporain de Pärt, dévoilent son style néo-classique. Lerchenmusik du polonais Henryk Mikolaj Górecki est composé en trois mouvements. Les récitatifs et Arioso sont de lentes méditations qui invitent à une contemplation spirituelle. Ces trois œuvres font l’objet d’un album enregistré par le brillant trio que forment Patrick Messina, Henri Demarquette et Fabrizio Chiovetta, à sortir au même moment que le Festival. L’œuvre de Rääts y figure en world premiere recording.

20h Rencontre Musique de Chambre # 1

Bach Chaconne pour violon
Franck Sonate pour violon et piano
Brahms Quatuor à cordes n.3 op. 67

QUATUOR STRADA
SARAH NEMTANU, violon

Pierre Fouchenneret, violon
Lise Berthaud
, alto
François Salque, violoncelle


AUDREY VIGOUREUX, piano
21h30
Rencontre Musique de Chambre # 2

Pärt Mozart-Adagio
Rääts Kaleidoscopic Etudes
(Kaleidoskoopilised etüüdid), Op. 97
Górecki «Lerchenmusik» Op. 53,
Recitatives and Arioso

PATRICK MESSINA, clarinette
HENRI DEMARQUETTE, violoncelle
FABRIZIO CHIOVETTA, piano

Mercredi 6 juin

Temple de la Madeleine
Le Concert brisé
Sous la direction artistique de son fondateur William Dongois, l’ensemble «Le Concert Brisé» interprète des œuvres de compositeurs de la Renaissance et de l’époque baroque, tels que Purcell, Corelli, Cazzati, Merula, Palestrina ou encore Scheidemann. Les musiciens de l’ensemble ont à cœur l’exécution vivante du répertoire. Le rapport étroit aux sources historiques est donc de mise afin de pouvoir comprendre l’esprit et les modes de restitution de cette musique. De même, les musiciens attachent une importance particulière aux techniques d’improvisation, s’inspirant du jazz et des musiques traditionnelles.
Tigran Hamasyan
Il est l’un des pianistes de jazz les plus remarquables de sa génération. À seulement 30 ans, il est un artiste incontournable du piano contemporain, encensé par Chick Corea, Brad Mehldau et Herbie Hancock. Rien que ça. Tigran Hamasyan présente son dernier opus en solo, An Ancient Observer. Il y est observateur «du monde dans lequel on vit maintenant et du poids de notre histoire que nous portons sur nos épaules et qui nous influence, même si l’on ne s’en rend pas compte», dixit le pianiste. Tigran Hamasyan improvise en s’inspirant
du vocabulaire musical et du folklore arméniens. L’ancien et le moderne se font face dans An Ancient Observer, véritabe hommage au riche répertoire traditionnel de son Arménie natale.

20h Musique Ancienne

Œuvres de la Renaissance et du Baroque
(Purcell, Corelli, Cazzati, Merula, Uccellini, Palestrina, Merulo, Scheidemann…)

ENSEMBLE «LE CONCERT BRISÉ»

Odile Bernard, flûtes à bec
Plamena Nikitassova, violon
Bor Zuljan, théorbe
Hadrien Jourdan, clavecin
William Dongois, direction artistique, cornet à bouquin


21h30
jazz
TIGRAN HAMASYAN

Piano solo


Jeudi 7 juin

Alhambra
CAMERATA DU LEMAN & FRIENDS
La magistrale Symphonie concertante en mi bémol majeur est écrite en trois mouvements : allegro maestoso, andantino et presto. Le violon et l’alto – instrument dont Mozart appréciait particulièrement le timbre – se partagent la partie soliste. Sergey Ostrovsky, décrit par Isaac Stern comme l’un des plus extraordinaires violonistes israéliens, et Noémie Bialobroda, sa partenaire dans l’Aviv Quartet, l’un des ensembles de musique de chambre les plus prometteurs du moment, sont accompagnés par la Camerata du Léman, ensemble dont une des particularités est de jouer sans chef. La Musique funèbre pour orchestre à cordes de Witold Lutosławski est un vibrant hommage à la mémoire de Béla Bartók. En troisième partie du concert, une rencontre inédite entre la Camerata et le compositeur et pianiste jazz virtuose genevois Marc Perrenoud. Adepte des rythmiques élaborées, il dialogue avec l’orchestre, qui est notamment amené à improviser.
Schnellertollermeier
Le rock minimaliste du trio suisse possède une force explosive. L’énergie enivrante de leur musique nous met carrément en transe. Schnellertollermeier trouve autant sa place dans les festivals de jazz, que dans les clubs de metal ou les festivals de musique contemporaine.
Ils cartonnent partout en Europe, en Russie et aux Etats-Unis, où leur troisième album X intègre d’ailleurs la liste des douze meilleurs albums de 2015 par le Wall Street Journal, aux côtés de Björk, Kendrick Lamar et Battles.
Cabaret Acte politique
Le mythique Cabaret d’avant-guerre de Loulou revient 25 ans après sa création à la Cave 12. Par contre, il a
changé de nom. En phase avec son époque, le Cabaret Acte politique a un ton plus cynique et impertinent sur la situation socio-politique actuelle. L’ambiance est plus grinçante et Madame Loulou est toujours aux commandes de cette œuvre de résistance. Au programme, Berlin Cabaret, swing titubant et java gaillarde.
20h Classique & Jazz

Mozart Symphonie Concertante
LUTOSŁAWSKI Musique funèbre pour orchestre à cordes – à la mémoire de Béla Bartók
Marc Perrenoud création pour piano jazz et orchestre à cordes

21h30
Experimental / Psych / Minimal
SCHNELLERTOLLERMEIER

Manuel Troller, guitare
Andi Schnellmann, basse
David Meier, batterie


23h
Cabaret-Concert
CABARET ACTE POLITIQUE

Berlin Cabaret, Swing titubant, Java gaillarde


Vendredi 8 juin

Alhambra
HOMMAGE À MALLARMé
La soirée s’ouvre de manière majestueuse et solennelle avec deux des quatre Préludes et Fugues de Bach arrangés par Stravinsky en 1969. Le Prélude à l’après-midi d’un faune (1894) sur un poème de Mallarmé, composé par Debussy, est le plus bel exemple de musique impressionniste, généralement cité comme œuvre charnière pour marquer le début de la musique moderne. Debussy aurait également souhaité acquérir les droits des Trois Poèmes de Mallarmé, mais Ravel fut plus rapide et les mit en musique en 1913. Le final de ce triptyque, Soupir, est dédié à Stravinsky, qui lui rend la pareille en lui dédiant la troisième des Trois poésies de la lyrique japonaise, Tsaraïuki. Les deux cycles des deux amis sont créés le même soir de 1914 à la Société musicale indépendante, à Paris. Schéhérazade (1904) est l’œuvre de Ravel, attiré par le charme de l’Orient depuis l’enfance. Il s’agit de trois poèmes sur des vers de Tristan Klingsor, une œuvre où l’influence spirituelle de Debussy se fait sentir dès les premières mesures. Marion Tassou figure parmi les musiciennes les plus prometteuses de sa génération. Quant au jeune et dynamique Arties Chamber Orchestra, il revient aux Athénéennes après le succès et l’accueil chaleureux qu’il avait reçus en 2015 et 2016.
Ciné-concert
Pour accompagner et donner vie à quatre courts-métrages choisis autour de la thématique de l’hommage, l’AMR (Association pour l’encouragement de la Musique impRovisée) reçoit carte blanche. Onze musiciens se relaient en trio pour illustrer musicalement les quatre courts-métrages aux styles éclectiques et d’époques variées.
Organic Flowers
La musique de l’Organ Trio genevois incite à la danse tout en nourrissant l’esprit. Leur musique solide et rythmée est influencée entre autres par Jimmy Smith, John Patton et Grant Green. Leur groove est d’une énergie débordante, à l’exemple des treize plages de leur deuxième album Botanic Mood, sorti en 2016. Les Organic Flowers allient subtilement soul, jazz et rock des années 60 et 70 au gré des compositions originales qu’ils alternent avec des reprises de classiques du genre. Quand on les écoute, ça réchauffe les cœurs et ça met tout simplement de bonne humeur.
20h HOMMAGE À MALLARMé

Bach Deux Préludes et Fugues – arr. Stravinsky
Ravel Trois Poèmes de Mallarmé
Stravinsky Trois poésies de la lyrique japonaise
Ravel Shéhérazade
Debussy Prélude à l’après-midi d’un faune – arr. Schönberg

21h30
Ciné-Concert / Créations

Quatre courts-métrages accompagnés par des musiques inédites (carte blanche à l’AMR)
Robert Creep (1994) de Claude Luyet
Béatrice Graf, batterie et effets
Cyril Moulas, basse
François Tschumy, pedal steel guitar, effets

Twin Peaks de David Lynch
extrait tiré de la troisième saison
Sounds Of Hyperion
Tom Brunt, guitare et effets
Micaël Vuataz, saxophone et effets
François Christe, batterie

Le dernier des hommes (1924) de Friedrich Wilhelm Murnau
extrait
Yves Cerf, saxophones et flûtes
Sylvain Fournier, percussions, Waldoline et scie musicale
Sandro Rossetti, contrebasse et «langue de belle-mère»

IMIT (1988) d’Olivier Zimmermann
Oogui
Florence Melnotte, piano
Sylvain Fournier, batterie, percussions
Vinz Vonlanthen, guitare

23h
Jazz-Funk
ORGANIC FLOWERS (ORGAN TRIO)

David Robin, guitare
Cedric Schaerer, orgue
Noé Francklé, batterie


Samedi 9 juin

Alhambra
SERGEY BABAYAN & L’OCG
L’une des plus grandes merveilles du monde pour Alfred Brendel, peut-être le premier chef-d’œuvre indubitable du style classique pour Charles Rosen. Le Concerto pour piano n°9 en mi bémol majeur (1777) de Mozart reçoit le surnom de Jeunehomme par déformation du nom de sa dédicataire, la jeune virtuose française Victoire Jenamy. En seconde partie, le Concerto pour piano et cordes op. 136 (1979), en un seul mouvement, du compositeur russe Alfred Schnittke. De la même génération qu’Arvo Pärt et Sofia Goubaïdoulina, il est l’une des figures majeures de la musique de la seconde moitié du XXème siècle. Au piano, le très grand Sergey Babayan, pianiste au «touché inégalé, [au] phrasé parfaitement harmonieux et [à la] virtuosité à couper le souffle» (Figaro).
Il est accompagné par l’Orchestre de Chambre de Genève, sous la baguette de Wilson Hermanto.
Myles Sanko
Myles Sanko est la nouvelle sensation de la soul britannique. Repéré par Gregory Porter, on peut sans trop
de retenue affirmer qu’il est l’héritier spirituel de Bill Withers, James Brown, Al Green ou encore Otis Redding. Né au Ghana, où il passe la première partie de sa jeunesse, le chanteur compositeur grandit dans la ville rurale de Cambridge. Formé au rap et au funk, sa musique a un groove vintage et frais à la fois. Dans une production soul-jazz – ils sont sept musiciens sur scène – le dernier album de Myles Sanko s’appelle Just Being Me, «un album sur l’amour, l’espoir et la politique».
Laurent Coulondre / Gravity Zero
Gravity Zero, c’est un peu un projet d’une autre planète. Coulondre pianote toute une palette d’instruments
à clavier (synthétiseurs, fender rhodes, orgue, piano acoustique), en face à face avec la batterie de Yoann
Serra, entre provocations ludiques et écoute attentive. L’album a été enregistré avec quatre batteurs différents
– Coulondre n’avait-il pas commencé par la batterie, avant de passer au piano ? Cet électro jazz à la rythmique folle est
d’une explosivité métallique. Une belle manière, festive
et fulgurante, de clore l’édition 2018 des Athénéennes.
Les Nuits de l’Abri # 2
On fait durer la fête jusqu’au bout de la nuit, avec Lea Pohlhammer et Jean-Alexandre Blanchet aux platines, pour clôturer le festival en beauté…
20h Classique

Mozart Concerto pour piano et orchestre
n°9 K.271, dit «Jeunehomme»
Schnittke Concerto pour piano et cordes

21h30
jazz
MYLES SANKO

Myles Sanko, voix
Rick Hudson, batterie
Edu Bisogno, claviers
Philip Stevenson, guitare
Jon Mapp, basse
Sam Ewens, trompette
Gareth Lumbers, saxophone


23h
Electro jazz
LAURENT COULONDRE / GRAVITY ZERO

Laurent Coulondre, claviers
Yoann Serra, batterie


1h
Les Nuits de l’Abri # 2
LEA POHLHAMMER, (80’s, 90’s, disco, minimal wave)
JEAN-ALEXANDRE BLANCHET, (Disco-Funk, 70’s, 80’s)