// Alhambra

me 1er juin


MOZART / DE FALLA
Si cette soirée d’ouverture devait être résumée en un seul mot, ce serait: FLAMBOYANCE. La flamme, le rayonnement, la combustion… le feu de l’amour sorcier, celui de la voix brûlante d’Estrella Morente, celui du génie de Mozart, du dépassement de la condition humaine, celui de la grandeur d’exister et de transcender par l’œuvre, celui du mysticisme exploré par De Falla, celui de la joie de jouer ensemble et de la fougue de l’Ensemble Appassionato, sous la baguette de Mathieu Herzog. Achevée en août 1788, dans la tonalité la plus pure et la plus solaire, Ut Majeur, La 41e Symphonie K.551 dite «Jupiter» est l’ultime Symphonie de Mozart. Œuvre magistrale, au contrepoint d’une rare perfection, la «Jupiter» révèle une architecture idéalement équilibrée, d’une logique formelle étonnante. Grandeur, joie, triomphe, succèdent à la lutte; L’impalpable sceau de l’inéluctable, rêverie et calme majestueux succèdent à l’angoisse et la douleur. À l’apogée de son génie, unissant avec une audace inouïe et jamais égalée la rigueur du style fugué des anciens maitres et la limpidité, la liberté de la forme sonate, Mozart met un point final à ses Symphonies. On a voulu voir dans ces dernières pages, son testament. Mais la détermination qui est sienne, en cette période d’extrême misère qui aura raison de lui trois ans plus tard, donne à cette œuvre le ton d’une affirmation lucide, d’une hauteur de vue et d’une grandeur rare. Tentative d’un homme seul de dépasser son drame intime, écho de sa victoire, qui aujourd’hui encore nous touche droit au cœur et donne à son ultime symphonie sa valeur universelle. Cette importante partition, sera interprétée par le brillant Ensemble Appassionato, sous la direction de Mathieu Herzog. De «Fuga» (fugue) à «Foga» (fougue) et «Fuego» (feu), il n’y a qu’une allumette… Andalou par son père, Catalan par sa mère, Manuel De Falla est le plus authentique représentant de la musique espagnole du XXè siècle. «El Amor Brujo», L’Amour Sorcier, raconte l’amour, passé, présent, et en devenir, dans ses couleurs les plus mystiques et les plus occultes. Dans une atmosphère de superstition et de sorcellerie, on vibre au son de la voix de la gitane «Candelas», hantée par le spectre de son amant mort, chaque fois qu’un autre tente de prendre sa place. Dans une sensualité débordante, une frénésie furieuse, ou une narration mystérieuse, se succèdent différents tableaux: «En la cuava, la noche» (dans la cave des gitans, la nuit) «Cancion del Amor Dolido» (chant de l’amour douloureux), «Danza del terror» (danse de la frayeur) ou la célèbre «Danza Ritual De Fuego» (danse du feu) dansée à minuit par Candelas, inspirée par un chant de forge gitan, qui devait éloigner les mauvais esprits pendant le travail du métal… La grande Estrella Morente, considérée comme l’une des plus vibrantes «cantaora» de flamenco, offrira sa voix ensorcelante et son charme à couper le souffle pour incarner Candelas et servir une version inoubliable de «El Amor Brujo».
NICOLE JOHANNTGEN «HENRY 3»
À l’image de ses deux prédécesseurs, Henry III laisse échapper de délicieuses fumeroles acadiennes comme pour nous rappeler que, dans l’antichambre du jazz, le blues de la Nouvelle Orléans nourrit les coudes cuivrés de ce quatuor dansant. La marche est ouverte par la saxophoniste allemande Nicole Johänntgen, qui, forte d’un souffle précis et épicé, déploie à travers l’art d’une improvisation presque collective, un groove dont les accents réfléchissent des racines marinées du funk de Louisiane.
BILLIE BIRD
Non, Billie Bird n’est pas le petit oisillon frêle qu’on aimerait s’imaginer. Un oiseau rare? Un drôle d’oiseau? Un oiseau de nuit? Et si Billie était tout cela à la fois? Billie Bird, du nom d’une exploratrice anglaise admirée, est une femme qui sait ce qu’elle se veut: transmettre, raconter, méditer, invectiver, ressentir, communier, à travers la musique, sa musique. Textes sensibles, en français s’il vous plait, timbre chaud, présence humble et intègre, la voix de Billie Bird hante celui qui la croise. Pas étonnant de lire dans «Les Inrocks», au sujet de son EP «La Nuit» (2018) : «C'est le genre de chanson qu'on n'avait pas vu venir, et dont on pourrait bientôt ne plus se passer.» Elle termine actuellement la production de son prochain album, à paraître en 2023, et on s’en réjouit. Ce soir, elle sera en duo avec la musicienne zurichoise Laura Livers (keyboards, samplers), envoûtement assuré…
JEAN-ALEXANDRE BLANCHET
Tout simplement le «Baron» des nuits des Athénéennes, JAB pour les intimes, fétichiste du funk, de la soul, du disco et de l’esthétique 70’s, fantastique comédien, surdoué touche-à-tout, irrésistiblement sympathique, aux platines pour faire de cette «opening night» une soirée qu’on ne regrette presque pas le lendemain…
[Tarif A]
20h00 Classique | Flamenco
MOZART / DE FALLA
Si cette soirée d’ouverture devait être résumée en un seul mot, ce serait: FLAMBOYANCE. La flamme, le rayonnement, la combustion… le feu de l’amour sorcier, celui de la voix brûlante d’Estrella Morente, celui du génie de Mozart, du dépassement de la condition humaine, celui de la grandeur d’exister et de transcender par l’œuvre, celui du mysticisme exploré par De Falla, celui de la joie de jouer ensemble et de la fougue de l’Ensemble Appassionato, sous la baguette de Mathieu Herzog. Achevée en août 1788, dans la tonalité la plus pure et la plus solaire, Ut Majeur, La 41e Symphonie K.551 dite «Jupiter» est l’ultime Symphonie de Mozart. Œuvre magistrale, au contrepoint d’une rare perfection, la «Jupiter» révèle une architecture idéalement équilibrée, d’une logique formelle étonnante. Grandeur, joie, triomphe, succèdent à la lutte; L’impalpable sceau de l’inéluctable, rêverie et calme majestueux succèdent à l’angoisse et la douleur. À l’apogée de son génie, unissant avec une audace inouïe et jamais égalée la rigueur du style fugué des anciens maitres et la limpidité, la liberté de la forme sonate, Mozart met un point final à ses Symphonies. On a voulu voir dans ces dernières pages, son testament. Mais la détermination qui est sienne, en cette période d’extrême misère qui aura raison de lui trois ans plus tard, donne à cette œuvre le ton d’une affirmation lucide, d’une hauteur de vue et d’une grandeur rare. Tentative d’un homme seul de dépasser son drame intime, écho de sa victoire, qui aujourd’hui encore nous touche droit au cœur et donne à son ultime symphonie sa valeur universelle. Cette importante partition, sera interprétée par le brillant Ensemble Appassionato, sous la direction de Mathieu Herzog. De «Fuga» (fugue) à «Foga» (fougue) et «Fuego» (feu), il n’y a qu’une allumette… Andalou par son père, Catalan par sa mère, Manuel De Falla est le plus authentique représentant de la musique espagnole du XXè siècle. «El Amor Brujo», L’Amour Sorcier, raconte l’amour, passé, présent, et en devenir, dans ses couleurs les plus mystiques et les plus occultes. Dans une atmosphère de superstition et de sorcellerie, on vibre au son de la voix de la gitane «Candelas», hantée par le spectre de son amant mort, chaque fois qu’un autre tente de prendre sa place. Dans une sensualité débordante, une frénésie furieuse, ou une narration mystérieuse, se succèdent différents tableaux: «En la cuava, la noche» (dans la cave des gitans, la nuit) «Cancion del Amor Dolido» (chant de l’amour douloureux), «Danza del terror» (danse de la frayeur) ou la célèbre «Danza Ritual De Fuego» (danse du feu) dansée à minuit par Candelas, inspirée par un chant de forge gitan, qui devait éloigner les mauvais esprits pendant le travail du métal… La grande Estrella Morente, considérée comme l’une des plus vibrantes «cantaora» de flamenco, offrira sa voix ensorcelante et son charme à couper le souffle pour incarner Candelas et servir une version inoubliable de «El Amor Brujo».

Mozart Symphonie n.41 en do majeur, K.551 «Jupiter»
De Falla El Amor Brujo

ESTRELLA MORENTE voix
ENSEMBLE APPASSIONATO
MATHIEU HERZOG direction

[Tarif A]
21h30 Jazz | New Orleans | Funk
NICOLE JOHANNTGEN «HENRY 3»
À l’image de ses deux prédécesseurs, Henry III laisse échapper de délicieuses fumeroles acadiennes comme pour nous rappeler que, dans l’antichambre du jazz, le blues de la Nouvelle Orléans nourrit les coudes cuivrés de ce quatuor dansant. La marche est ouverte par la saxophoniste allemande Nicole Johänntgen, qui, forte d’un souffle précis et épicé, déploie à travers l’art d’une improvisation presque collective, un groove dont les accents réfléchissent des racines marinées du funk de Louisiane.

NICOLE JOHÄNNTGEN «HENRY 3»

NICOLE JOHÄNNTGEN SAXOPHONES / LUKAS WYSS TROMBONE / VICTOR HEGE SOUSAPHONE / PIUS BASCHNAGEL BATTERIE

[Tarif B]
23h Pop | Folk
BILLIE BIRD
Non, Billie Bird n’est pas le petit oisillon frêle qu’on aimerait s’imaginer. Un oiseau rare? Un drôle d’oiseau? Un oiseau de nuit? Et si Billie était tout cela à la fois? Billie Bird, du nom d’une exploratrice anglaise admirée, est une femme qui sait ce qu’elle se veut: transmettre, raconter, méditer, invectiver, ressentir, communier, à travers la musique, sa musique. Textes sensibles, en français s’il vous plait, timbre chaud, présence humble et intègre, la voix de Billie Bird hante celui qui la croise. Pas étonnant de lire dans «Les Inrocks», au sujet de son EP «La Nuit» (2018) : «C'est le genre de chanson qu'on n'avait pas vu venir, et dont on pourrait bientôt ne plus se passer.» Elle termine actuellement la production de son prochain album, à paraître en 2023, et on s’en réjouit. Ce soir, elle sera en duo avec la musicienne zurichoise Laura Livers (keyboards, samplers), envoûtement assuré…
[Entrée libre]
00h Funk | Soul | Disco | 60’s 70’s
JEAN-ALEXANDRE BLANCHET
Tout simplement le «Baron» des nuits des Athénéennes, JAB pour les intimes, fétichiste du funk, de la soul, du disco et de l’esthétique 70’s, fantastique comédien, surdoué touche-à-tout, irrésistiblement sympathique, aux platines pour faire de cette «opening night» une soirée qu’on ne regrette presque pas le lendemain…

Les nuits de l’ALHAMbar #1

JEAN-ALEXANDRE BLANCHET DJ SET

// Alhambra

je 2 juin


BERG / DUCRET
Pour notre plus grande joie, les «enfants terribles» du quatuor français sont de retour aux Athénéennes, et s’emparent d’une des œuvres les plus emblématiques de la première moitié du XXe siècle: La Suite Lyrique d’Alban Berg. Fascinante pierre-angulaire de l’avant-garde viennoise, qualifiée par Adorno d’«opéra latent», elle est aussi une poignante lettre d’amour cryptée à Hannah Fuchs, passion interdite de Berg. Mais les quatre musiciens ne s’en tiendront pas à sa pure interprétation: pour «relire» ce chef-d’œuvre et y apporter un écho sensible et audacieux, ils convient le prodigieux guitariste électrique Marc Ducret. Interludes et commentaires se tissent entre les six mouvements, pour délivrer une réponse vibrante et déchirante à cet amour impossible, entre la beauté du pur esprit et la folie du cœur. Un projet qui nous touche particulièrement, puisqu’il est né de la rencontre entre les «Bela» et Marc Ducret, en 2016, aux Athénéennes…
AMAZING KEYSTONE BIG BAND «WE LOVE ELLA»
Bien éloigné des rivalités primates qui opposent le PSG et l’OL, L’Amazing Keystone Big Band a puisé son incroyable vitalité dans la mise en commun d’une équipe soudée de deux dizaines de musiciens de Paris et Lyon. Né dans un mythique petit club lyonnais au nom prophétique, «la clé de voute» sera à l’origine d’une des plus incroyables épopées collectives du jazz hexagonal. Avec « We love Ella», le groupe, emmené par Bastien Ballaz, Fred Nardin, Jon Boutellier et David Enhco, rend hommage à l’emblématique chanteuse américaine Ella Fitzgerald. «The first lady of song» dont les capacités d’improvisation dépassent l’entendement sera incarnée avec brio par Celia Kameni, stupéfiante chanteuse, musicienne de haut vol qui relève ce défi avec une aisance déconcertante.
ANDRÈS GARCÌA AND THE GHOST
Voilà plus de dix ans qu’Andrès Garcìa, artiste polymorphe, dont l’éclectisme, le rayonnement et l’enthousiasme communicatif en font un des musiciens incontournables du paysage culturel romand, crée le collectif «Andrès Garcia and The Ghost». Dans un univers musical singulier, entre électro pop-rock planante, volutes narratives et rythmes profonds, leur dernier album, présenté ce soir, «A Welcome of Tears», s’interroge de manière à la fois scientifique, viscérale et poétique,sur l’origine des larmes. «Lorsque vous pleurez pour quelqu'un que vous avez perdu, vous pleurez pour tout ce que vous avez perdu.»
GHETTO FAKIRS
La température va monter de quelques degrés avec ces charmeurs de serpentsà la bonne vibe imperturbable! Ambianceurs-mélomanes, les Ghetto Fakirs vous invitent à vous trémousser sur les sillons de l'afro-zic, latin sounds, oriental grooves et autres pépites. Que ce soit dans la pénombre d'un club moite et sexy, dans des caves manquant d'oxygène, pendant des nuits interminables, ils transmettent les mouvements spasmodiques et psychédéliques de leur bonne humeur.Sur leur tapis volant de vinyles décalés, les Ghetto Fakirs invitent au voyage dans un univers world tropical: Attention ça va chauffer!
[Tarif A]
20h Classique | Rock contemporain
BERG / DUCRET
Pour notre plus grande joie, les «enfants terribles» du quatuor français sont de retour aux Athénéennes, et s’emparent d’une des œuvres les plus emblématiques de la première moitié du XXe siècle: La Suite Lyrique d’Alban Berg. Fascinante pierre-angulaire de l’avant-garde viennoise, qualifiée par Adorno d’«opéra latent», elle est aussi une poignante lettre d’amour cryptée à Hannah Fuchs, passion interdite de Berg. Mais les quatre musiciens ne s’en tiendront pas à sa pure interprétation: pour «relire» ce chef-d’œuvre et y apporter un écho sensible et audacieux, ils convient le prodigieux guitariste électrique Marc Ducret. Interludes et commentaires se tissent entre les six mouvements, pour délivrer une réponse vibrante et déchirante à cet amour impossible, entre la beauté du pur esprit et la folie du cœur. Un projet qui nous touche particulièrement, puisqu’il est né de la rencontre entre les «Bela» et Marc Ducret, en 2016, aux Athénéennes…

Berg / Ducret Suite Lyrique Électrique

QUATUOR BELA

Julien Dieudegard violon / Frédéric Aurier violon / Julian Boutin alto / Luc Dedreuil violoncelle

MARC DUCRET guitare électrique

[Tarif A]
21h30 Jazz
AMAZING KEYSTONE BIG BAND «WE LOVE ELLA»
Bien éloigné des rivalités primates qui opposent le PSG et l’OL, L’Amazing Keystone Big Band a puisé son incroyable vitalité dans la mise en commun d’une équipe soudée de deux dizaines de musiciens de Paris et Lyon. Né dans un mythique petit club lyonnais au nom prophétique, «la clé de voute» sera à l’origine d’une des plus incroyables épopées collectives du jazz hexagonal. Avec « We love Ella», le groupe, emmené par Bastien Ballaz, Fred Nardin, Jon Boutellier et David Enhco, rend hommage à l’emblématique chanteuse américaine Ella Fitzgerald. «The first lady of song» dont les capacités d’improvisation dépassent l’entendement sera incarnée avec brio par Celia Kameni, stupéfiante chanteuse, musicienne de haut vol qui relève ce défi avec une aisance déconcertante.

AMAZING KEYSTONE BIG BAND
feat. CÉLIA KAMENI voix

Bastien Ballaz, Jon Boutellier, Frederic Nardin,
David Enhco
Direction Artistique

[Tarif B]
23h Pop | Rock | Électro
ANDRÈS GARCÌA AND THE GHOST
Voilà plus de dix ans qu’Andrès Garcìa, artiste polymorphe, dont l’éclectisme, le rayonnement et l’enthousiasme communicatif en font un des musiciens incontournables du paysage culturel romand, crée le collectif «Andrès Garcia and The Ghost». Dans un univers musical singulier, entre électro pop-rock planante, volutes narratives et rythmes profonds, leur dernier album, présenté ce soir, «A Welcome of Tears», s’interroge de manière à la fois scientifique, viscérale et poétique,sur l’origine des larmes. «Lorsque vous pleurez pour quelqu'un que vous avez perdu, vous pleurez pour tout ce que vous avez perdu.»
[Entrée libre]
00h Afro-zic | Latinsounds | Oriental grooves
GHETTO FAKIRS
La température va monter de quelques degrés avec ces charmeurs de serpentsà la bonne vibe imperturbable! Ambianceurs-mélomanes, les Ghetto Fakirs vous invitent à vous trémousser sur les sillons de l'afro-zic, latin sounds, oriental grooves et autres pépites. Que ce soit dans la pénombre d'un club moite et sexy, dans des caves manquant d'oxygène, pendant des nuits interminables, ils transmettent les mouvements spasmodiques et psychédéliques de leur bonne humeur.Sur leur tapis volant de vinyles décalés, les Ghetto Fakirs invitent au voyage dans un univers world tropical: Attention ça va chauffer!

Les nuits de l’ALHAMbar #2

GHETTO FAKIRS DJ SET

// Alhambra

ve 3 juin


SCHUBERT / SMETANA
«Ce que j’ai voulu faire, c’est retracer en musique le déroulement de ma vie». En 1874, alors que Smetana s’épuise à lutter contre ses détracteurs (une cabale de jaloux conservateurs), on lui diagnostique une surdité totale et irréversible. Après une douloureuse période de grand découragement, Smetana se tourne à nouveau vers la composition. Ainsi naît le 1er quatuor à cordes dit «De ma vie», achevé en 1876. On retrouve dans une lettre, des explications précises sur le caractère autobiographique de cette œuvre: «Premier mouvement, goût pour l’art dans ma jeunesse, atmosphère romantique, nostalgie indicible… Parallèlement s’annonce dès ce prologue l’avertissement du malheur futur; cette note de ‘mi’ du finale, c’est ce funeste sifflement strident qui s’est déclenché dans mes oreilles, marquant le début de ma surdité. Le 2e mouvement, quasi polka, me transporte à nouveau dans le tourbillon joyeux de la jeunesse, alors que je composais une foule de danses tchèques et que j’avais moi-même une réputation de danseur infatigable… Le 3e mouvement est une réminiscence de mon premier amour pour une jeune fille qui devint plus tard ma chère épouse. Le 4e mouvement, prise de conscience de la force réelle d’une musique nationale, joie de constater que le chemin pris conduit au succès, jusqu’au moment de l’interruption brutale provoquée par la catastrophe; début de la surdité, perspective d’un triste avenir, très faible espoir d’amélioration, sentiment profondément douloureux. Et puis, faut-il présenter l’immense chef-d’oeuvre qu’est-le Quintette à cordes de Schubert? Et hésiter à affirmer qu’un concert où il est interprété par les Modigliani et Victor Julien-Laferrière est un événement? Sûrement pas. Mais précisons que le Quatuor Modigliani baigne dans Schubert actuellement, puisqu’il vient de publier une exceptionnelle intégrale de ses Quatuors, saluée unanimement par la presse internationale.
CHRISTOPH IRNIGER «PILGRIM»
Le quintet formé par le saxophoniste ténor zurichois Christoph Irniger est probablement l’un des ensembles les plus passionnants du jazz européen. Ces grands voyageurs sont guidés par une forme d’« esprit pélerin », dans une approche du jeu musical à la fois libre et sculptée, fouillée… Au centre, l’improvisation et des compositions qui accueillent volontiers un «effet papillon», métaphore qui définit le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales de la théorie du chaos ce qui peut dévier, à travers une confiance compacte, le continuum des pièces vers des horizons inexplorés. Entre reflets célestes et sombres éruptions, Pilgrim propose une musique dense, énigmatique et lumineuse.
BOODAMAN
Il nous a tellement fait rêver lors de son dernier concert aux Athénéennes qu’on ne pouvait pas imaginer cette édition post-covid sans lui! Showman absolu derrière ses synthétiseurs analogiques et modulaires, Boodaman proposera un live set, véritable ballet de machines, de lumières, et de sons extraordinaires. Tombé dans la marmite du modulaire en écoutant un album de Jean-Michel Jarre, Boodaman n’a cessé de se passionner pour ces instruments, au point aujourd’hui de bricoler lui-même certains de ses synthés, et de façonner un univers sonore d’une richesse jubilatoire. Frissons et ondulations garanties.
POL + MAUDITE
On termine ce premier week-end de festivités avec un DJ set à 4 mains inédit: Maud Pollien aka. La Maudite, aventureuse passeuse de disques, s’associe à POL, fleuron de la musique électronique, pour nous offrir une nuit de beats envoutants, sur fond d’electronica planante et de grooves débridés. Sauvage.
[Tarif A]
20h Classique
SCHUBERT / SMETANA
«Ce que j’ai voulu faire, c’est retracer en musique le déroulement de ma vie». En 1874, alors que Smetana s’épuise à lutter contre ses détracteurs (une cabale de jaloux conservateurs), on lui diagnostique une surdité totale et irréversible. Après une douloureuse période de grand découragement, Smetana se tourne à nouveau vers la composition. Ainsi naît le 1er quatuor à cordes dit «De ma vie», achevé en 1876. On retrouve dans une lettre, des explications précises sur le caractère autobiographique de cette œuvre: «Premier mouvement, goût pour l’art dans ma jeunesse, atmosphère romantique, nostalgie indicible… Parallèlement s’annonce dès ce prologue l’avertissement du malheur futur; cette note de ‘mi’ du finale, c’est ce funeste sifflement strident qui s’est déclenché dans mes oreilles, marquant le début de ma surdité. Le 2e mouvement, quasi polka, me transporte à nouveau dans le tourbillon joyeux de la jeunesse, alors que je composais une foule de danses tchèques et que j’avais moi-même une réputation de danseur infatigable… Le 3e mouvement est une réminiscence de mon premier amour pour une jeune fille qui devint plus tard ma chère épouse. Le 4e mouvement, prise de conscience de la force réelle d’une musique nationale, joie de constater que le chemin pris conduit au succès, jusqu’au moment de l’interruption brutale provoquée par la catastrophe; début de la surdité, perspective d’un triste avenir, très faible espoir d’amélioration, sentiment profondément douloureux. Et puis, faut-il présenter l’immense chef-d’oeuvre qu’est-le Quintette à cordes de Schubert? Et hésiter à affirmer qu’un concert où il est interprété par les Modigliani et Victor Julien-Laferrière est un événement? Sûrement pas. Mais précisons que le Quatuor Modigliani baigne dans Schubert actuellement, puisqu’il vient de publier une exceptionnelle intégrale de ses Quatuors, saluée unanimement par la presse internationale.

Smetana Quatuor à cordes n.1 en mi Mineur «De ma vie»
Schubert QUINTETTE À CORDES EN UT MAJEUR D.956

QUATUOR MODIGLIANI

Amaury Coeytaux violon / Loïc Rio violon / Laurent Marfaing alto / François Kieffer violoncelle

Victor Julien-Laferrière violoncelle

[Tarif A]
21h30 Jazz
CHRISTOPH IRNIGER «PILGRIM»
Le quintet formé par le saxophoniste ténor zurichois Christoph Irniger est probablement l’un des ensembles les plus passionnants du jazz européen. Ces grands voyageurs sont guidés par une forme d’« esprit pélerin », dans une approche du jeu musical à la fois libre et sculptée, fouillée… Au centre, l’improvisation et des compositions qui accueillent volontiers un «effet papillon», métaphore qui définit le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales de la théorie du chaos ce qui peut dévier, à travers une confiance compacte, le continuum des pièces vers des horizons inexplorés. Entre reflets célestes et sombres éruptions, Pilgrim propose une musique dense, énigmatique et lumineuse.

CHRISTOPH IRNIGER «PILGRIM»

Christoph Irniger saxophone ténor / Stefan Aeby piano / Dave Gisler guitare / Raffaele Bossard contrebasse / Michi Stultz batterie

[Tarif B]
23h Électro
BOODAMAN
Il nous a tellement fait rêver lors de son dernier concert aux Athénéennes qu’on ne pouvait pas imaginer cette édition post-covid sans lui! Showman absolu derrière ses synthétiseurs analogiques et modulaires, Boodaman proposera un live set, véritable ballet de machines, de lumières, et de sons extraordinaires. Tombé dans la marmite du modulaire en écoutant un album de Jean-Michel Jarre, Boodaman n’a cessé de se passionner pour ces instruments, au point aujourd’hui de bricoler lui-même certains de ses synthés, et de façonner un univers sonore d’une richesse jubilatoire. Frissons et ondulations garanties.
[Entrée libre]
00h Deep techno
POL + MAUDITE
On termine ce premier week-end de festivités avec un DJ set à 4 mains inédit: Maud Pollien aka. La Maudite, aventureuse passeuse de disques, s’associe à POL, fleuron de la musique électronique, pour nous offrir une nuit de beats envoutants, sur fond d’electronica planante et de grooves débridés. Sauvage.

Les nuits de l’ALHAMbar #3

POL + MAUDITE DJ SETs

// TEMPLE DE LA MADELEINE

lu 6 juin


Bach / Dante
David Fray est de retour aux Athénéennes pour interpréter les Variations Goldberg! Œuvre monumentale publiée en 1741 sous le titre« Aria avec différentes variations pour clavecin à deux claviers », les Variations Goldberg inaugurent la série des œuvres mono-thématiques de la musique instrumentale de Bach. À partir de l'Aria introductive, unesarabandelente et ornée, Bach crée un immense univers en développement, qui regroupe de nombreux genres musicaux: canons,fugues,gigues,choralsornés. Vertigineuses de beauté et de génie, tant du point de vue de la structure, de l’écriture mélodique, harmonique, rythmique, contrapuntique, instrumentale, baignées dans la tonalité tendre et radieuse de sol majeur, les Variations Goldberg seraient-elles une «musique parfaite»? Par pudeur, Bach clôt le cycle des variations (avant la reprise du thème) par un «Quodlibet» où une forme parfaite exigerait un canon conclusif… David Fray en propose une lecture très originale, enregistrée au disque l’an passé. Le pianiste préfère la liberté rythmique à la rigueur, l’expressivité du phrasé et du timbre à la virtuosité digitale, et affirme sa subjectivité très habitée jusque dans la mise en perspective des polyphonies. En grande première pour les Athénéennes, le pianiste convie sa Béatrice - la comédienne et dramaturge Chiara Muti - à contrepointer son jeu par des lectures de Dante.
De Falla / Lorca
La première vocation de Lorca fut musicale, mais en 1917 sa fibre littéraire s’affirma, exactement a I’inverse de Manuel de Falla qui, après avoir été fortement attiré par la création littéraire, décida à l’âge de dix-sept ans de se consacrer professionnellement à la musique. Cette coïncidence explique peut-être l'amitié qui naquit immédiatement entre le poète et le musicien lors de leur première rencontre en 1919. On a l’habitude d’entendre les mélodies de De Falla chantées par des voix lyriques telles que celles de Tereza Berganza ou Victoria de los Ángeles. Mais quand la chanteuse de flamenco Estrella Morente s’en empare, la force de l’évidence est aussi grande que l’émerveillement. Ces morceaux puisent aux racines populaires de la musique espagnole et Estrella Morente les chante avec une spontanéité et une liberté d’une grande authenticité, mais aussi avec l’humilité d’une artiste explorant des territoires nouveaux. Si les sept chansons populaires de De Falla ont une légitime renommée, les «Canciones españolas antiguas» de Lorca sont tout-à-fait méconnues. Pourtant elles sont plus qu’une «curiosité»: bien sûr, elles n’ont pas l’originalité et l’inventivité harmonique de la musique de De Falla, mais leur simplicité et leur fraicheur sont très belles et restent proches de leur origine folklorique.
[Tarif A]
19h Classique
Bach / Dante
David Fray est de retour aux Athénéennes pour interpréter les Variations Goldberg! Œuvre monumentale publiée en 1741 sous le titre« Aria avec différentes variations pour clavecin à deux claviers », les Variations Goldberg inaugurent la série des œuvres mono-thématiques de la musique instrumentale de Bach. À partir de l'Aria introductive, unesarabandelente et ornée, Bach crée un immense univers en développement, qui regroupe de nombreux genres musicaux: canons,fugues,gigues,choralsornés. Vertigineuses de beauté et de génie, tant du point de vue de la structure, de l’écriture mélodique, harmonique, rythmique, contrapuntique, instrumentale, baignées dans la tonalité tendre et radieuse de sol majeur, les Variations Goldberg seraient-elles une «musique parfaite»? Par pudeur, Bach clôt le cycle des variations (avant la reprise du thème) par un «Quodlibet» où une forme parfaite exigerait un canon conclusif… David Fray en propose une lecture très originale, enregistrée au disque l’an passé. Le pianiste préfère la liberté rythmique à la rigueur, l’expressivité du phrasé et du timbre à la virtuosité digitale, et affirme sa subjectivité très habitée jusque dans la mise en perspective des polyphonies. En grande première pour les Athénéennes, le pianiste convie sa Béatrice - la comédienne et dramaturge Chiara Muti - à contrepointer son jeu par des lectures de Dante.

Bach Variations Goldberg
Dante Extraits de la Divine Comédie

DAVID FRAY piano 

CHIARA MUTI récitante

[Tarif A]
21h Classique
De Falla / Lorca
La première vocation de Lorca fut musicale, mais en 1917 sa fibre littéraire s’affirma, exactement a I’inverse de Manuel de Falla qui, après avoir été fortement attiré par la création littéraire, décida à l’âge de dix-sept ans de se consacrer professionnellement à la musique. Cette coïncidence explique peut-être l'amitié qui naquit immédiatement entre le poète et le musicien lors de leur première rencontre en 1919. On a l’habitude d’entendre les mélodies de De Falla chantées par des voix lyriques telles que celles de Tereza Berganza ou Victoria de los Ángeles. Mais quand la chanteuse de flamenco Estrella Morente s’en empare, la force de l’évidence est aussi grande que l’émerveillement. Ces morceaux puisent aux racines populaires de la musique espagnole et Estrella Morente les chante avec une spontanéité et une liberté d’une grande authenticité, mais aussi avec l’humilité d’une artiste explorant des territoires nouveaux. Si les sept chansons populaires de De Falla ont une légitime renommée, les «Canciones españolas antiguas» de Lorca sont tout-à-fait méconnues. Pourtant elles sont plus qu’une «curiosité»: bien sûr, elles n’ont pas l’originalité et l’inventivité harmonique de la musique de De Falla, mais leur simplicité et leur fraicheur sont très belles et restent proches de leur origine folklorique.

De Falla Siete Canciones Populares Españolas
Lorca Canciones Españolas Antiguas

ESTRELLA MORENTE voix

// TEMPLE DE LA MADELEINE

ma 7 juin


MATTON / MESSIAEN
«Viscérale», «violente», «comique», «angoissée», «superficielle», «mystique» furent parmi certains des vocables employés par les critiques pour caractériser la musique de Jules Matton. De notre côté, et sans trop prendre de risques, nous dirions que la caractéristique principale de cette dernière est le contraste, au sens du clair-obscur. Que ce soit dans les deux pièces présentées dans ce programme ou dans ses improvisations au piano (il est également pianiste), Matton, comme son père plasticien avant lui, s'attelle à bousculer nos catégories tranchées. Il fait dialoguer le haut et le bas, le sérieux et le léger, le moral et l'immoral. Il sait que les grandes œuvres d'art ne laissent rien de côté de la vie, et que le purisme mène à l'indigence. Postmoderne, donc? Non ! Le postmoderne force l'ironie aux dépends du premier degré, favorise toujours le saut aux dépends de l'unité. Ce poisson de Matton veut pouvoir sauter comme il veut pouvoir être immobile. Il veut pouvoir être net comme un Requiem de Josquin des Prés ou alambiqué comme un Concerto de Schnittke. C'est dans cette liberté que réside la force des œuvres qu'il nous offre dans ce programme, dont leSextuor Winckler, crée ce 7 juin, représente peut-être l'aboutissement le plus impressionnant. Pour entourer sa musique, différents tableaux du sublime Quatuor pour la fin du temps de Messiaen. L’effectif de l’œuvre est fortuit: prisonnier en Allemagne, en 1940-41, Messiaen profite de la présence de trois musiciens, violoniste, clarinettiste et violoncelliste, pour écrire une œuvre qui leur est destinée. Il complètera par la suite par d’autres mouvements incluant le piano. Dans sa préface, Messiaen insiste sur le fait que le quatuor est directement inspiré d’un extrait de l’Apocalypse de Saint Jean: «Je vis un ange, plein de force, descendant du ciel, revêtu d’une nuée, ayant un arc-en-ciel sur la tête. Son visage était comme le soleil, ses pieds comme des colonnes de feu. Il posa son pied droit sur la mer, son pied gauche sur la terre, il leva la main vers le Ciel, et jura par celui qui vit dans les siècles des siècles, disant: «il n’y aura plus de temps; mais au jour de la trompette du septième ange, le mystère de Dieu se consommera.» Et Messiaen poursuit par un commentaire sur le langage musical, «…des modes, réalisant mélodiquement et harmoniquement une sorte d’ubiquité tonale, y rapprochent l’auditeur dans l’espace ou infini. Des rythmes spéciaux, hors de toute mesure, contribuent puissamment à éloigner le temporel.» Une rencontre de musiciens extraordinaires, Frank Braley, Pierre Génisson, Mathilde Calderini, Omer Bouchez, Yann Levionnois et Chloé Briot, solistes au rayonnement international, merveilleux chambristes, pour ce programme puissant et lumineux.
MAXIME SANCHEZ & FLORENT NISSE «HALF PIG»
Maxime Sanchez et Florent Nisse se connaissent bien. Presque deux décennies qu’ils arpentent les scènes européennes au sein de multiples formations dont celle crée par les deux complices : Flash Pig ! Alors quand la moitié du cochon se met délicatement à grésiller, un lendemain de pentecôte, qui plus est, à la rue de la rôtisserie, résister à cette tentation céleste revêt l’habit d’un vain combat. Un répertoire d’une grande spontanéité, quasi suspendu et qui n’est pas sans rappeler la si douce profondeur des duos de Keith Jarrett et Charlie Haden.
[Tarif A]
20h RENCONTRE MUSIQUE DE CHAMBRE | CRÉATION
MATTON / MESSIAEN
«Viscérale», «violente», «comique», «angoissée», «superficielle», «mystique» furent parmi certains des vocables employés par les critiques pour caractériser la musique de Jules Matton. De notre côté, et sans trop prendre de risques, nous dirions que la caractéristique principale de cette dernière est le contraste, au sens du clair-obscur. Que ce soit dans les deux pièces présentées dans ce programme ou dans ses improvisations au piano (il est également pianiste), Matton, comme son père plasticien avant lui, s'attelle à bousculer nos catégories tranchées. Il fait dialoguer le haut et le bas, le sérieux et le léger, le moral et l'immoral. Il sait que les grandes œuvres d'art ne laissent rien de côté de la vie, et que le purisme mène à l'indigence. Postmoderne, donc? Non ! Le postmoderne force l'ironie aux dépends du premier degré, favorise toujours le saut aux dépends de l'unité. Ce poisson de Matton veut pouvoir sauter comme il veut pouvoir être immobile. Il veut pouvoir être net comme un Requiem de Josquin des Prés ou alambiqué comme un Concerto de Schnittke. C'est dans cette liberté que réside la force des œuvres qu'il nous offre dans ce programme, dont leSextuor Winckler, crée ce 7 juin, représente peut-être l'aboutissement le plus impressionnant. Pour entourer sa musique, différents tableaux du sublime Quatuor pour la fin du temps de Messiaen. L’effectif de l’œuvre est fortuit: prisonnier en Allemagne, en 1940-41, Messiaen profite de la présence de trois musiciens, violoniste, clarinettiste et violoncelliste, pour écrire une œuvre qui leur est destinée. Il complètera par la suite par d’autres mouvements incluant le piano. Dans sa préface, Messiaen insiste sur le fait que le quatuor est directement inspiré d’un extrait de l’Apocalypse de Saint Jean: «Je vis un ange, plein de force, descendant du ciel, revêtu d’une nuée, ayant un arc-en-ciel sur la tête. Son visage était comme le soleil, ses pieds comme des colonnes de feu. Il posa son pied droit sur la mer, son pied gauche sur la terre, il leva la main vers le Ciel, et jura par celui qui vit dans les siècles des siècles, disant: «il n’y aura plus de temps; mais au jour de la trompette du septième ange, le mystère de Dieu se consommera.» Et Messiaen poursuit par un commentaire sur le langage musical, «…des modes, réalisant mélodiquement et harmoniquement une sorte d’ubiquité tonale, y rapprochent l’auditeur dans l’espace ou infini. Des rythmes spéciaux, hors de toute mesure, contribuent puissamment à éloigner le temporel.» Une rencontre de musiciens extraordinaires, Frank Braley, Pierre Génisson, Mathilde Calderini, Omer Bouchez, Yann Levionnois et Chloé Briot, solistes au rayonnement international, merveilleux chambristes, pour ce programme puissant et lumineux.

Matton Improvisation sur la Divine Comédie
Messiaen Extraits du Quatuor pour la fin du temps
I. Liturgie de cristal
V. Louange à l’éternité de Jésus
Matton Sextuor (création mondiale)
Messiaen Extraits du Quatuor pour la fin du temps
VI. Fouillis d’arc-en-ciel, pour l’Ange qui annonce la fin du Temps
VIII. Louange à l’immortalité de Jésus
Matton Si je me couche contre la terre (poème de Jaccottet)

FRANK BRALEY piano 

MATHILDE CALDERINI flûte

PIERRE GÉNISSON clarinette

OMER BOUCHEZ violon

YANN LEVIONNOIS violoncelle

CHLOÉ BRIOT soprano

JULES MATTON piano, composition

[Tarif A]
21h30 Jazz
MAXIME SANCHEZ & FLORENT NISSE «HALF PIG»
Maxime Sanchez et Florent Nisse se connaissent bien. Presque deux décennies qu’ils arpentent les scènes européennes au sein de multiples formations dont celle crée par les deux complices : Flash Pig ! Alors quand la moitié du cochon se met délicatement à grésiller, un lendemain de pentecôte, qui plus est, à la rue de la rôtisserie, résister à cette tentation céleste revêt l’habit d’un vain combat. Un répertoire d’une grande spontanéité, quasi suspendu et qui n’est pas sans rappeler la si douce profondeur des duos de Keith Jarrett et Charlie Haden.

«HALF PIG»

MAXIME SANCHEZ piano
FLORENT NISSE contrebasse

// TEMPLE DE LA MADELEINE

me 8 juin


Mozart / Fauré
Le Quatuor Strada et Audrey Vigoureux: une rencontre entre musiciens placée sous le signe de l’amitié. Et un programme proposant deux œuvres importantes de Mozart et de Fauré dans lesquelles s’expriment des facettes relativement méconnues de ces deux compositeurs: le Premier Quatuor avec piano de Mozart a une portée visionnaire, d’abord en tant que forme musicale, puisqu’à l’époque où il le compose cette formation est encore à peu près inexplorée. Et Mozart y expérimente un style d’un grand modernisme, tendu, dramatique, plein d’idées fortes exprimées avec un économie d’écriture qui semble annoncer la pensée beethovenienne. Fauré a écrit des œuvres de chambre tout au long de sa vie de compositeur. Les plus connues sont celles de sa première période créatrice: la première Sonate pour violon et piano ; les deux Quatuors pour piano et cordes; et quelques pièces isolées telles que la Sicilienneet l’Élégie, pour violoncelle et piano… Dans ces œuvres, le langage est encore fortement ancré dans le romantisme. Les œuvres plus tardives sont moins connues alors qu’elles expriment l’art de Fauré dans toute son originalité et sa maturité: les deux Quintettes; la seconde Sonate pour violon et piano; les deux Sonates pour violoncelle et piano; le Trio et le Quatuor à cordes. Le langage y est peut-être moins directement accessible que dans les œuvres de jeunesse, mais ces musiques de la maturité sont les véritables chefs-d’œuvre de Fauré. Parmi elles, on peut considérer le Second Quintette, composé dès 1919 et créé en 1921 – le compositeur a 76 ans - comme l’œuvre chambriste de Fauré la plus aboutie, d’une beauté incomparable. Un critique de l’époque, Émile Vuillermoz, écrit : «LeQuintette en ut, le mérite paradoxal de réunir deux vertus généralement incompatibles: la jeunesse et la sérénité. Il a le privilège juvénile de la fraîcheur, de l’ardeur, de la générosité et de la tendresse persuasive; il possède aussi les dons épurés de la sagesse, de la passion idéalisée, du bel équilibre voluptueux et de la tranquille raison.»
FLORIAN FAVRE «IDANTIT»
Florian Favre plonge dans ses racines fribourgeoises. Un hommage résolument mature, sincère. « Idantitâ » offre une réflexion aboutie sur le patrimoine collectif et populaire fribourgeois. Il y a l’incontournable Abbé Bovet, maître de chapelle qui aurait écrit plus de deux-mille pièces profanes ou sacrées (le vieux chalet) mais aussi une myriade de légendes, d’histoires séculaires dépeintes à travers le riche héritage d’un pays laitier à la fois prospère et sombre… Ainsi « Don’t burn the witch» fait peut être écho à l’assassinat de «la vieille Catillon», dernière sorcière de Fribourg alors que « Our Cowboy » rend hommage aux gardiens de troupeaux, simples et sans lassos. A sa manière, Florian Favre interroge sa terre et oppose - parfois critique - coutumes et traditions qui nous lient et parfois nous hantent…
[Tarif A]
20h RENCONTRE MUSIQUE DE CHAMBRE / Classique
Mozart / Fauré
Le Quatuor Strada et Audrey Vigoureux: une rencontre entre musiciens placée sous le signe de l’amitié. Et un programme proposant deux œuvres importantes de Mozart et de Fauré dans lesquelles s’expriment des facettes relativement méconnues de ces deux compositeurs: le Premier Quatuor avec piano de Mozart a une portée visionnaire, d’abord en tant que forme musicale, puisqu’à l’époque où il le compose cette formation est encore à peu près inexplorée. Et Mozart y expérimente un style d’un grand modernisme, tendu, dramatique, plein d’idées fortes exprimées avec un économie d’écriture qui semble annoncer la pensée beethovenienne. Fauré a écrit des œuvres de chambre tout au long de sa vie de compositeur. Les plus connues sont celles de sa première période créatrice: la première Sonate pour violon et piano ; les deux Quatuors pour piano et cordes; et quelques pièces isolées telles que la Sicilienneet l’Élégie, pour violoncelle et piano… Dans ces œuvres, le langage est encore fortement ancré dans le romantisme. Les œuvres plus tardives sont moins connues alors qu’elles expriment l’art de Fauré dans toute son originalité et sa maturité: les deux Quintettes; la seconde Sonate pour violon et piano; les deux Sonates pour violoncelle et piano; le Trio et le Quatuor à cordes. Le langage y est peut-être moins directement accessible que dans les œuvres de jeunesse, mais ces musiques de la maturité sont les véritables chefs-d’œuvre de Fauré. Parmi elles, on peut considérer le Second Quintette, composé dès 1919 et créé en 1921 – le compositeur a 76 ans - comme l’œuvre chambriste de Fauré la plus aboutie, d’une beauté incomparable. Un critique de l’époque, Émile Vuillermoz, écrit : «LeQuintette en ut, le mérite paradoxal de réunir deux vertus généralement incompatibles: la jeunesse et la sérénité. Il a le privilège juvénile de la fraîcheur, de l’ardeur, de la générosité et de la tendresse persuasive; il possède aussi les dons épurés de la sagesse, de la passion idéalisée, du bel équilibre voluptueux et de la tranquille raison.»

Mozart Quatuor en sol mineur K.478
Fauré Quintette n.2 en do mineur op.115

QUATUOR STRADA

Pierre Fouchenneret violon / Sarah Nemtanu violon / Lise Berthaud alto / François Salque violoncelle

AUDREY VIGOUREUX piano

[Tarif A]
21h30 Jazz
FLORIAN FAVRE «IDANTIT»
Florian Favre plonge dans ses racines fribourgeoises. Un hommage résolument mature, sincère. « Idantitâ » offre une réflexion aboutie sur le patrimoine collectif et populaire fribourgeois. Il y a l’incontournable Abbé Bovet, maître de chapelle qui aurait écrit plus de deux-mille pièces profanes ou sacrées (le vieux chalet) mais aussi une myriade de légendes, d’histoires séculaires dépeintes à travers le riche héritage d’un pays laitier à la fois prospère et sombre… Ainsi « Don’t burn the witch» fait peut être écho à l’assassinat de «la vieille Catillon», dernière sorcière de Fribourg alors que « Our Cowboy » rend hommage aux gardiens de troupeaux, simples et sans lassos. A sa manière, Florian Favre interroge sa terre et oppose - parfois critique - coutumes et traditions qui nous lient et parfois nous hantent…

«IDANTIT»

FLORIAN FAVRE piano solo

// Alhambra

je 9 juin


Fauré / Shaw
Le dynamique collectif d’artistes I Giardini, fondé en 2012, se donne notamment pour vocation d’interpréter et de confronter des musiques de compositeurs connus et moins connus, et de développer des performances musicales en interaction avec d’autres formes artistiques (théâtre, danse, illustration…). Pour les Athénéennes, I Giardini proposent un programme dans lequel se côtoient Fauré et la jeune compositrice étatsunienne Caroline Shaw. Après le Second Quintette de Fauré entendu le 8 juin - une des dernières œuvres du compositeur - c’est le Premier Quintette qui est interprété dans ce concert. Il s’agit d’une œuvre «charnière» dans la production du compositeur: composée entre 1903 et 1906, elle «inaugure» sa dernière période créatrice. Le style tardif de Fauré commence alors à s’affirmer pleinement (harmonie d’une grande liberté, longues phrases modales, mouvements étendus et peu contrastés…) ce qui rend cette œuvre «à part» particulièrement émouvante. Après Fauré, la voix chaleureuse de Fiona McGown se joint aux Giardini pour interpréter Caroline Shaw. Sa musique de chambre est faite de souvenirs, de résurgences du passé. Chacune de ses pièces laisse entrevoir sans ambiguïté une référence à un style historique ou à une œuvre en particulier: un geste issu d’une suite baroque, quatre accords volés à Brahms, une mazurka de Chopin dont la matière est filtrée, répétée, ralentie, approfondie… Pour la compositrice, projeter ainsi l’ancien monde dans le nouveau monde n’est en rien un geste rétrograde. Elle cherche davantage à jouer avec la nostalgie que provoque en nous les ritournelles qui nous sont chères, pour finalement confronter l’histoire à l’évolution de notre écoute, au présent.
AMINE MRAIHI «NOMAD SPIRIT» + LYNN ADIB + BOJAN Z
Sur les traces de Dante et Virgile, le oudiste et guitariste Amine Mraihi nous propose une épopée qui oppose les musiques nomadiques à transmission orale, souvent dénuées d’agressivité à des formes hyper complexes de structures jazz-métal, violentes et pétries de modulations métriques. Une quête binaire et peu banale qui s’inscrit dans un va-et-vient entre la commémoration des ancêtres et l’insolence d’une renaissance. Des extraits du Voyage de St Brandan et du Purgatoire de St Patrice traduits en Arabe par Kadhem Jihad, seront interprétés par la chanteuse syrienne Lynn Adib et par un Bojan Z flamboyant.
AQUASERGE + KYRIE KRISTMANSON
Perdu dans un étui de guitare Aquaserge: à la fois groupe de rock aventureux et orchestre de jazz, collectif à géométrie variable, sans cesse en mouvement pour échapper aux étiquettes. Le groupe s’est formé en 2005, et compte aujourd’hui 8 albums. Virtuoses un rien dada, à la curiosité insatiable, capables de faire danser tout en évoquant le chemin d’illustres aînés, Aquaserge tient ferme dans son refus de l’ennui dans la pop et la langue de Molière. Cette fois-ci, ils nous entrainent dans un «voyage-hommage» inspiré de quatre compositeurs du XXe siècle: Feldman, Ligeti, Scelsi et Varèse. Une musique pleine d’instinct et de tripes comme de méthode et de proportions architecturales, avec pour trame, des malentendus poétiques et drôles. Tension extrême, poème étrange, polyrythmie, glissements mélodiques, richesses des timbres, tout y est.. Pour ce concert, une rencontre inédite avec la merveilleuse chanteuse canadienne Kyrie Kristmanson, artiste si singulière, entre ciel et terre, voix enivrante de soprano-rock, mélange de Björk et de Gesualdo. On a hâte de se perdre dans leur étui de guitare…
LÉA POHLHAMMER
Tout citoyen genevois qui se respecte, a, au moins une fois dans sa vie, été foudroyé par le charisme et l’énergie contagieuse de la comédienne et musicienne suisso-chilienne Léa Pohlhammer. Elle sera aux platines pour nous faire danser jusqu’au bout de la nuit, dans un bain torride disco-80’s-new-wave.
[Tarif A]
20h Classique | Création
Fauré / Shaw
Le dynamique collectif d’artistes I Giardini, fondé en 2012, se donne notamment pour vocation d’interpréter et de confronter des musiques de compositeurs connus et moins connus, et de développer des performances musicales en interaction avec d’autres formes artistiques (théâtre, danse, illustration…). Pour les Athénéennes, I Giardini proposent un programme dans lequel se côtoient Fauré et la jeune compositrice étatsunienne Caroline Shaw. Après le Second Quintette de Fauré entendu le 8 juin - une des dernières œuvres du compositeur - c’est le Premier Quintette qui est interprété dans ce concert. Il s’agit d’une œuvre «charnière» dans la production du compositeur: composée entre 1903 et 1906, elle «inaugure» sa dernière période créatrice. Le style tardif de Fauré commence alors à s’affirmer pleinement (harmonie d’une grande liberté, longues phrases modales, mouvements étendus et peu contrastés…) ce qui rend cette œuvre «à part» particulièrement émouvante. Après Fauré, la voix chaleureuse de Fiona McGown se joint aux Giardini pour interpréter Caroline Shaw. Sa musique de chambre est faite de souvenirs, de résurgences du passé. Chacune de ses pièces laisse entrevoir sans ambiguïté une référence à un style historique ou à une œuvre en particulier: un geste issu d’une suite baroque, quatre accords volés à Brahms, une mazurka de Chopin dont la matière est filtrée, répétée, ralentie, approfondie… Pour la compositrice, projeter ainsi l’ancien monde dans le nouveau monde n’est en rien un geste rétrograde. Elle cherche davantage à jouer avec la nostalgie que provoque en nous les ritournelles qui nous sont chères, pour finalement confronter l’histoire à l’évolution de notre écoute, au présent.

Fauré Quintette n.1 en ré mineur op.89
Shaw The Wheel | Thousandth Orange | And So

I GIARDINI

Pierre Fouchenneret violon / Shuichi Okada violon / Adrien Boisseau alto / Pauline Buet  violoncelle / David Violi piano

FIONA MC GOWN mezzo-soprano

[Tarif A]
21h30 Musiques NOMADIQUES | JAZZ | METAL | CRÉATION
AMINE MRAIHI «NOMAD SPIRIT» + LYNN ADIB + BOJAN Z
Sur les traces de Dante et Virgile, le oudiste et guitariste Amine Mraihi nous propose une épopée qui oppose les musiques nomadiques à transmission orale, souvent dénuées d’agressivité à des formes hyper complexes de structures jazz-métal, violentes et pétries de modulations métriques. Une quête binaire et peu banale qui s’inscrit dans un va-et-vient entre la commémoration des ancêtres et l’insolence d’une renaissance. Des extraits du Voyage de St Brandan et du Purgatoire de St Patrice traduits en Arabe par Kadhem Jihad, seront interprétés par la chanteuse syrienne Lynn Adib et par un Bojan Z flamboyant.

AMINE MRAIHI NOMAD SPIRITS

+ LYNN ADIB + BOJAN Z 

Amine Mraihi Oud, guitare / Valentin Conus saxophones / Angel Demirev guitare / Axel Lussiez batterie / Bojan Z piano / Lynn Adib voix

[Tarif B]
23h Rock progressif
AQUASERGE + KYRIE KRISTMANSON
Perdu dans un étui de guitare Aquaserge: à la fois groupe de rock aventureux et orchestre de jazz, collectif à géométrie variable, sans cesse en mouvement pour échapper aux étiquettes. Le groupe s’est formé en 2005, et compte aujourd’hui 8 albums. Virtuoses un rien dada, à la curiosité insatiable, capables de faire danser tout en évoquant le chemin d’illustres aînés, Aquaserge tient ferme dans son refus de l’ennui dans la pop et la langue de Molière. Cette fois-ci, ils nous entrainent dans un «voyage-hommage» inspiré de quatre compositeurs du XXe siècle: Feldman, Ligeti, Scelsi et Varèse. Une musique pleine d’instinct et de tripes comme de méthode et de proportions architecturales, avec pour trame, des malentendus poétiques et drôles. Tension extrême, poème étrange, polyrythmie, glissements mélodiques, richesses des timbres, tout y est.. Pour ce concert, une rencontre inédite avec la merveilleuse chanteuse canadienne Kyrie Kristmanson, artiste si singulière, entre ciel et terre, voix enivrante de soprano-rock, mélange de Björk et de Gesualdo. On a hâte de se perdre dans leur étui de guitare…

AQUASERGE + KYRIE KRISTMANSON

Benjamin Glibert guitare, voix / Audrey Ginestet basse, voix / Manon Glibert clarinettes, voix / Olivier Kelchtermans saxophones baryton & alto, voix / Robin Fincker saxophone ténor, clarinette, voix / Marina Tantanozi flûtes, voix / Julien Chamla batterie, voix / Camille Emaille percussions, voix / Anouck Hilbey Voix enregistrée

 

[Entrée libre]
00h Disco | New Wave | 80’s 90’s
LÉA POHLHAMMER
Tout citoyen genevois qui se respecte, a, au moins une fois dans sa vie, été foudroyé par le charisme et l’énergie contagieuse de la comédienne et musicienne suisso-chilienne Léa Pohlhammer. Elle sera aux platines pour nous faire danser jusqu’au bout de la nuit, dans un bain torride disco-80’s-new-wave.

Les nuits de l’ALHAMbar #4

LÉA POHLHAMMER DJ SET

// Alhambra

ve 10 juin


Bach / Pintscher / Chostakovitch
Les Athénéennes ont le grand plaisir d’accueillir à nouveau L’Orchestre de chambre de Genève, dirigé pour l’occasion par la talentueuse Lucie Leguay et dans un programme des plus alléchants: Les Suites pour orchestre font partie - avec les Concertos pour instruments solistes et les «Brandebourgeois» - des merveilles de la musique instrumentale de Bach. Il s’agit de quatre suites de danses, proposant chacune une instrumentation spécifique. Chacune commence par une ouverture «à la française» avec une fugue centrale. La Troisième Suite, en cinq mouvements, fait intervenir les trompettes et irradie de bout en bout la luminosité solaire du ré majeur, même dans le très célèbre et nostalgique deuxième mouvement «Air sur la corde de sol». «Trompette» aussi dans l’œuvre de Mathias Pintscher, compositeur et directeur musical de «L’Ensemble Intercontemporain». Son œuvre «Sonic Eclipse» veut transposer aux plans sonores le phénomène de l’Eclipse astrale. Dans le premier volet, un objet céleste est figuré et symbolisé par la trompette. Dans le deuxième, un autre «objet» apparaît: le cor d’harmonie. La troisième partie jouée lors de ce concert voit ces deux objets distincts se rencontrer et «s’occulter», à l’instar d’une Éclipse. Les œuvres musicales ont souvent pour point culminant un «climax», c’est-à-dire une puissance «explosive». Pour Pintscher, il s’agit ici de faire entendre ce que pourrait être en musique non-pas une «explosion», mais une «implosion». Le grand violoncelliste français Marc Coppey rejoint l’OCG pour interprêter le premier Concerto de Schostakovitch pour violoncelle. L’œuvre s'ouvre par un thème insouciant, un peu grinçant, exposé par le soliste. Le premier mouvement apparaît un peu comme un vaste prologue, par rapport au «bloc» des trois mouvements suivants qui sont enchaînés. Lepoignant Moderatofait entendre une mélodie russe rejointe par le celesta dans la partie conclusive. Après une grande Cadence, le finale fait réapparaître avec énergie le thème du premier mouvement. Dans le Finale, Chostakovitch fait entendre une mélodie géorgienne appréciée deStaline, «Suliko», en la distordant de manière macabre et ironique. Façon de signifier que longtemps après la mort de Staline, Schostakovitch n'avait pas oublié les persécutions dont il fut victime?
YOUN SUN NAH 4tet «Walking World»
Confinée dans sa maison en Corée du sud, Youn Sun Nah écrit. Onze pièces qui se déroulent doucement à la manière d’un subtil autoportrait. Dès les premières notes, l’on retrouve cet univers si particulier de la chanteuse qui s’appuie avec délicatesse sur une mélancolie pétillante, presque aveuglante. Youn swing, improvise avec une justesse déconcertante puis, bifurque dans une veine rock pour finalement s’arrêter devant quelques pépites du folklore coréen. Reprendre Tom Waits, Hendrix ou encore Marvin Gaye est un art que la musicienne maitrise à la perfection mais c’est bien une audacieuse et inspirée compositrice que se dévoile dans le magnifique répertoire de «Walking World».
CHEMICAL FAME
Chemical fame est un quartet indie-Electro créé par les lausannois Arnaud Paolini et Valentin Kopp. Une curiosité constante persillée de new-wave, dresse un tableau atmosphérique de chansons enivrantes. Un voyage qui se fait aux cotés de claviers analogiques dont les sonorités chaudes et vintage finiront par aspirer les plus récalcitrants danseurs.
JEREMY SUNSETS
Tombé très jeune dans la marmite des vinyls et du dance floor, il est un des DJ préférés des nuits genevoises, avec son style éclectique et super dynamique. Pour démarrer le weekend en sueur, et avec le sourire, un set electro-pop, funk, hip-pop, 80’s & 90’s. Sortez les paillettes!
[Tarif A]
20h Classique | Contemporain
Bach / Pintscher / Chostakovitch
Les Athénéennes ont le grand plaisir d’accueillir à nouveau L’Orchestre de chambre de Genève, dirigé pour l’occasion par la talentueuse Lucie Leguay et dans un programme des plus alléchants: Les Suites pour orchestre font partie - avec les Concertos pour instruments solistes et les «Brandebourgeois» - des merveilles de la musique instrumentale de Bach. Il s’agit de quatre suites de danses, proposant chacune une instrumentation spécifique. Chacune commence par une ouverture «à la française» avec une fugue centrale. La Troisième Suite, en cinq mouvements, fait intervenir les trompettes et irradie de bout en bout la luminosité solaire du ré majeur, même dans le très célèbre et nostalgique deuxième mouvement «Air sur la corde de sol». «Trompette» aussi dans l’œuvre de Mathias Pintscher, compositeur et directeur musical de «L’Ensemble Intercontemporain». Son œuvre «Sonic Eclipse» veut transposer aux plans sonores le phénomène de l’Eclipse astrale. Dans le premier volet, un objet céleste est figuré et symbolisé par la trompette. Dans le deuxième, un autre «objet» apparaît: le cor d’harmonie. La troisième partie jouée lors de ce concert voit ces deux objets distincts se rencontrer et «s’occulter», à l’instar d’une Éclipse. Les œuvres musicales ont souvent pour point culminant un «climax», c’est-à-dire une puissance «explosive». Pour Pintscher, il s’agit ici de faire entendre ce que pourrait être en musique non-pas une «explosion», mais une «implosion». Le grand violoncelliste français Marc Coppey rejoint l’OCG pour interprêter le premier Concerto de Schostakovitch pour violoncelle. L’œuvre s'ouvre par un thème insouciant, un peu grinçant, exposé par le soliste. Le premier mouvement apparaît un peu comme un vaste prologue, par rapport au «bloc» des trois mouvements suivants qui sont enchaînés. Lepoignant Moderatofait entendre une mélodie russe rejointe par le celesta dans la partie conclusive. Après une grande Cadence, le finale fait réapparaître avec énergie le thème du premier mouvement. Dans le Finale, Chostakovitch fait entendre une mélodie géorgienne appréciée deStaline, «Suliko», en la distordant de manière macabre et ironique. Façon de signifier que longtemps après la mort de Staline, Schostakovitch n'avait pas oublié les persécutions dont il fut victime?

Bach Troisième Suite pour orchestre en ré Majeur BWV 1068
Pintscher Sonic Eclipse, Part. III- Occultation
Chostakovitch Concerto pour violoncelle n.1 en mi bémol majeur op. 107

L’ORCHESTRE DE CHAMBRE DE GENÈVE

LUCIE LEGUAY direction 

MARC COPPEY violoncelle

[Tarif A]
21h30 Jazz | Pop | Folk
YOUN SUN NAH 4tet «Walking World»
Confinée dans sa maison en Corée du sud, Youn Sun Nah écrit. Onze pièces qui se déroulent doucement à la manière d’un subtil autoportrait. Dès les premières notes, l’on retrouve cet univers si particulier de la chanteuse qui s’appuie avec délicatesse sur une mélancolie pétillante, presque aveuglante. Youn swing, improvise avec une justesse déconcertante puis, bifurque dans une veine rock pour finalement s’arrêter devant quelques pépites du folklore coréen. Reprendre Tom Waits, Hendrix ou encore Marvin Gaye est un art que la musicienne maitrise à la perfection mais c’est bien une audacieuse et inspirée compositrice que se dévoile dans le magnifique répertoire de «Walking World».

YOUN SUN NAH 4TET

Youn Sun Nah voix / Tony Paeleman piano, Fender Rhodes, programmation / Thomas Naïm guitares / Brad Christopher Jones contrebasse, basse électrique

[Tarif B]
23h Indie-Electro | Post new wave
CHEMICAL FAME
Chemical fame est un quartet indie-Electro créé par les lausannois Arnaud Paolini et Valentin Kopp. Une curiosité constante persillée de new-wave, dresse un tableau atmosphérique de chansons enivrantes. Un voyage qui se fait aux cotés de claviers analogiques dont les sonorités chaudes et vintage finiront par aspirer les plus récalcitrants danseurs.

CHEMICAL FAME

Valentin Kopp machines / Arnaud Paolini batterie

[Entrée libre]
00h Électro pop | funk | hip hop | 80’s 90’s
JEREMY SUNSETS
Tombé très jeune dans la marmite des vinyls et du dance floor, il est un des DJ préférés des nuits genevoises, avec son style éclectique et super dynamique. Pour démarrer le weekend en sueur, et avec le sourire, un set electro-pop, funk, hip-pop, 80’s & 90’s. Sortez les paillettes!

Les nuits de l’ALHAMbar #5

JEREMY SUNSETS DJ SET

// Alhambra

sa 11 juin


Vivaldi
L’Ensemble Jupiter se situe au premier plan du paysage des musiques anciennes. Il y apporte un style nouveau, fait à la fois d’excellence dans l’approche de la musique baroque et d’un état d’esprit moderne et créatif. Pour ce répertoire compilant quelques pages parmi les plus belles du «prêtre roux», le luthiste Thomas Dunford s’allie la voix bouleversante de Lea Desandre. L’alternance de Concerti instrumentaux et d’Arias chantés donne un sentiment de respiration évidente: la musique de Vivaldi, réputée un peu répétitive, déploie ici toute sa diversité et sa richesse. L’imagination sonore et l’expressivité à fleur de peau des solistes instrumentaux répondent avec subtilité au chant à la fois sensuel et éthéré de Lea Desandre. Les interprétations sont libres, dépoussiérées de tout académisme, parfois proches de l’improvisation, mais toujours profondément respectueuses du texte et de l’esprit vivaldiens.
LAURENT COULONDRE «MEVAFESTA» OCTET
Pianiste prodigieux et prolifique, «artiste instrumental» aux victoires du jazz 2020, Laurent Coulondre, fidèle ami du festival, nous présente son nouvel album. Explosif! «Ma fête» subtil morphing de catalan et de brésilien, annonce la couleur. Presque une masse volubile ou volumique: chargée! Véritable poulpe pulsé, l’ensemble déploie un éventail méta-festif de rythmiques afro-cubaines, grooves de Bahia et funks occitans. On secoue les shakers jusqu’à défier la gravité exercée sur nos fessiers à travers des solos qui tutoient L’Aconcagua. La pina colle, coule et soude dans une allégresse contagieuse un projet hors normes.
LUCIE ANTUNES
Jeune percussionniste surdouée, titulaire de nombreux prix dont un Master du Conservatoire National Supérieur de Lyon, Lucie Antunès a été propulsée sur le devant de la scène aux côtés de Moodoïd, batteuse pour Aquaserge, Yuksek ou encore Susheela Raman. Cette implication dans la musique des autres fait naître rapidement son désir de se consacrer à sa propre musique. Touche à tout insatiable, Lucie s’enferme alors dans son studio, rassemble ses instruments, convoque ses complices d’un soir et de toujours tels que Chassol, Vincent Segal, Halo Maud, Julien Gasc, etc. avec cette idée trouble de fabriquer sans ordinateur ni artefacts une musique instrumentale et percussive taillée pour la danse et la nuit et l’ambition de casser les frontières, bousculer les genres et rendre le dancefloor plus beau, plus doux, plus grand, plus intelligent et plus ouvert. Quand on écoute sa musique, on pense à un Terry Riley qui aurait mangé de la testostérone, un Steve Reich sous ecstasy, et plus généralement à tous les précurseurs de la musique répétitive. Une traversée sensorielle universelle qui nous fait découvrir de nouvelles matières sonores grâce au mélange de sons acoustiques, d’objets de récupération et de sons électroniques. Sur scène: Lucie Antunes (batterie, marimba, vibraphone, percu), Jean-Sylvain Le Gouic (du groupe Juveniles) au moog, prophet, percussion et modulaires et Franck Berthoux, complice de toujours, qui traite le son en temps réel sur scène.
GARANCE + LALLA MIRA
Ah la laaaa, comme elle s’annonce bestiale cette soirée de clôture! Garance, artiste multi-facettes, figure incontournable de la scène électro, invitée des plus grands clubs et festivals d’Europe et d’Amérique latine, et véritable «mascotte» des Athénéennes, s’associe à la merveilleuse Lalla Mira, connue pour ses sets subtils et inspirés. Ensemble, elles nous feront danser et planer jusqu’au petit matin, dans un set Deep-progressive, techno mélodique. Que la fête soit inoubliable!
[Tarif A]
20h Musique ancienne
Vivaldi
L’Ensemble Jupiter se situe au premier plan du paysage des musiques anciennes. Il y apporte un style nouveau, fait à la fois d’excellence dans l’approche de la musique baroque et d’un état d’esprit moderne et créatif. Pour ce répertoire compilant quelques pages parmi les plus belles du «prêtre roux», le luthiste Thomas Dunford s’allie la voix bouleversante de Lea Desandre. L’alternance de Concerti instrumentaux et d’Arias chantés donne un sentiment de respiration évidente: la musique de Vivaldi, réputée un peu répétitive, déploie ici toute sa diversité et sa richesse. L’imagination sonore et l’expressivité à fleur de peau des solistes instrumentaux répondent avec subtilité au chant à la fois sensuel et éthéré de Lea Desandre. Les interprétations sont libres, dépoussiérées de tout académisme, parfois proches de l’improvisation, mais toujours profondément respectueuses du texte et de l’esprit vivaldiens.

Vivaldi Airs et Concertos

LEA DESANDRE soprano

ENSEMBLE JUPITER

Thomas Dunford, Archiluth, Théorbe, Direction / Benoît Hartoin Clavecin / Louise Ayrton Violon / Ruiqi Ren Violon / Jasper Snow Alto / Bruno Philippe Violoncelle / Hugo Abraham Contrebasse

[Tarif A]
21h30 Jazz | Latin | Cachaça
LAURENT COULONDRE «MEVAFESTA» OCTET
Pianiste prodigieux et prolifique, «artiste instrumental» aux victoires du jazz 2020, Laurent Coulondre, fidèle ami du festival, nous présente son nouvel album. Explosif! «Ma fête» subtil morphing de catalan et de brésilien, annonce la couleur. Presque une masse volubile ou volumique: chargée! Véritable poulpe pulsé, l’ensemble déploie un éventail méta-festif de rythmiques afro-cubaines, grooves de Bahia et funks occitans. On secoue les shakers jusqu’à défier la gravité exercée sur nos fessiers à travers des solos qui tutoient L’Aconcagua. La pina colle, coule et soude dans une allégresse contagieuse un projet hors normes.

LAURENT COULONDRE MEVA FESTA OCTET

Laurent Coulondre piano, claviers / Adriano Dos Santos tenorio, percussions / Inor Sotolongo percussions / Léo Chazallet basse électrique, contrebasse / Laura David voix, percussions, flûte / Lucas Saint Cricq saxophone alto, flûte / Robinson Khoury trombone / Alexis Bourguignon trompette

[Tarif B]
23h Électro
LUCIE ANTUNES
Jeune percussionniste surdouée, titulaire de nombreux prix dont un Master du Conservatoire National Supérieur de Lyon, Lucie Antunès a été propulsée sur le devant de la scène aux côtés de Moodoïd, batteuse pour Aquaserge, Yuksek ou encore Susheela Raman. Cette implication dans la musique des autres fait naître rapidement son désir de se consacrer à sa propre musique. Touche à tout insatiable, Lucie s’enferme alors dans son studio, rassemble ses instruments, convoque ses complices d’un soir et de toujours tels que Chassol, Vincent Segal, Halo Maud, Julien Gasc, etc. avec cette idée trouble de fabriquer sans ordinateur ni artefacts une musique instrumentale et percussive taillée pour la danse et la nuit et l’ambition de casser les frontières, bousculer les genres et rendre le dancefloor plus beau, plus doux, plus grand, plus intelligent et plus ouvert. Quand on écoute sa musique, on pense à un Terry Riley qui aurait mangé de la testostérone, un Steve Reich sous ecstasy, et plus généralement à tous les précurseurs de la musique répétitive. Une traversée sensorielle universelle qui nous fait découvrir de nouvelles matières sonores grâce au mélange de sons acoustiques, d’objets de récupération et de sons électroniques. Sur scène: Lucie Antunes (batterie, marimba, vibraphone, percu), Jean-Sylvain Le Gouic (du groupe Juveniles) au moog, prophet, percussion et modulaires et Franck Berthoux, complice de toujours, qui traite le son en temps réel sur scène.
[Entrée libre]
00h Techno
GARANCE + LALLA MIRA
Ah la laaaa, comme elle s’annonce bestiale cette soirée de clôture! Garance, artiste multi-facettes, figure incontournable de la scène électro, invitée des plus grands clubs et festivals d’Europe et d’Amérique latine, et véritable «mascotte» des Athénéennes, s’associe à la merveilleuse Lalla Mira, connue pour ses sets subtils et inspirés. Ensemble, elles nous feront danser et planer jusqu’au petit matin, dans un set Deep-progressive, techno mélodique. Que la fête soit inoubliable!

Les nuits de l’ALHAMbar #6

GARANCE + LALLA MIRA DJ SETs