Orchestre de Chambre de Lyon
Vincent Balse
Mozart, Dvořák
• ClassiqueAntonín Dvořák
Sérénade pour cordes, en mi majeur, B.52
Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour piano n° 20, en ré mineur, K 466
David Fray piano
Orchestre de Chambre de Lyon
Vincent Balse direction
C’est une ouverture rêvée pour les Athénéennes, une entrée en matière magistrale pour cette 15e édition. De Mozart, le pianiste David Fray, parmi les interprètes les plus de mandés, jouera le Concerto n°20 en ré mineur, K 466. Avec l’Orchestre de chambre de Lyon, dirigé par Vincent Balse, qui donnera également la Sérénade pour cordes en mi majeur B 52 d’Antonín Dvořák.
Vienne, 1785. Une révélation. Au sommet de son succès, Mozart vient d’achever un nouveau concerto pour piano, la veille de son exécution. Comme à son habitude, il improvisera les cadences, aujourd’hui perdues, que Beethoven s’attachera à combler. La surprise? La musique est sombre, passionnée, dramatique. De «l’orage à l’accalmie, de l’anxiété à l’espérance», écrira Beethoven, fasciné par cette œuvre d’une beauté contrastée.Pour la première fois, Mozart a choisi une tonalité mineure, en ré, qui ouvre le mouvement allegro. Est-ce une préfiguration du romantisme à venir? L’atmosphère est agitée, mystérieuse. Voilà le génie mozartien qui devient dramatique, et mélancolique. Et puis, cette fois, soliste et orchestre ne se répondent plus. Ils dialoguent, à parts égales. Le deuxième mouvement offre une accalmie dans la tourmente. C’est une romance, presque une berceuse. Puis l’allegro assai nous plonge à nouveau dans les ténèbres, avant qu’une lueur, enfin, n’éclaire le final.
On doit à David Fray des pages d’un raffinement et d’une technique impeccable, qu’il visite Bach, son compositeur fétiche, ou Mozart, Schubert et Boulez. Invité par les scènes les plus prestigieuses du monde, où il collabore avec autant de chefs de premier plan et d’orchestres majeurs, le pianiste français garde à l’attention des Athénéennes une affection toute particulière, se produisant à maintes reprises dans le cadre du festival.
Pour accompagner David Fray, place, alors, à l’Orchestre de Chambre de Lyon, jeune phalange dont on découvre avec joie les qualités musicales, également cette générosité d’âme dans la transmission auprès du public le plus large. Formation résidente de la salle Molière, à Lyon, l’Orchestre de Chambre de Lyon est dirigé depuis dix ans par Vincent Balse. Formé, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, puis à la Juilliard School de New York, Vincent Balse mène avec jubilation l’exploration d’un vaste répertoire. De Vienne, irons-nous à Prague? Près d’un siècle après Mozart, 90 ans précisément après le concerto K. 466, Antonín Dvořák compose en 1875 sa Sérénade pour cordes en mi majeur, B.52. Mozart et Dvořák: entre les deux, il en aura coulé de l’eau sous le pont Charles! Tandis qu’un monde nouveau s’est ouvert, animé par le romantisme. Et la musique instrumentale de Dvořák de faire scintiller l’Europe orientale, entraînant les couleurs d’une tradition populaire dans une vision débordant de tendresse, empreinte d’une nostalgie délicate. A Vienne, comme à Prague, où tout commence!
Décrit comme un « exemple parfait de musicien réfléchi » (Die Welt) et salué par le New York Times pour ses « interprétations musicalement raffinées et techniquement élégantes », le pianiste David Fray est un artiste majeur de sa génération.
Acclamé pour ses interprétations de la musique de Bach à Boulez, David Fray se produit dans les plus prestigieuses salles du monde en récital, avec orchestre ou en musique de chambre. Il a collaboré avec les plus grands chefs d’orchestre, parmi lesquels Marin Alsop, Semyon Bychkov, Charles Dutoit, Christoph Eschenbach, Paavo Järvi, Kurt Masur, Riccardo Muti, Yannick Nézet-Seguin, Esa-Pekka Salonen ou Jaap van Zweden. Il se produit régulièrement avec les orchestres tels que l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National de France, l’Orchestre de l’Opéra National de Paris, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre National de Lyon, le Philharmonique de Monte-Carlo, Concertgebouw Amsterdam, Leipzig Gewandhaus Orchestra, Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, Deutsche Sinfonie-Orchester, Bayerische Rundfunk Orchestra, Los Angeles Philharmonic, Cleveland, San Francisco, Boston, Chicago Symphony, New-York Philharmonic, l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, Vancouver Symphony Orchestra, London Philharmonic, Salzburg Mozarteum Orchester, Rome Santa Cecilia Orchestra, l’Orchestre de la Suisse Romande, NHK Japon, Jerusalem Symphony…
Il joue sur les scènes prestigieuses, telles que le Théâtre des Champs-Elysées, la Philharmonie de Paris, le Wigmore Hall, le Carnegie Hall, le Musikverein de Vienne, ainsi qu’aux festivals de La Roque d’Anthéron, aux BBC Proms, Festival de Menton, Grange de Meslay, Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, Piano aux Jacobins à Toulouse, Festival de Verbier, Le Piano Symphonique de Luzerner Sinfonieorchester, Sommets Musicaux de Gstaad, La Vague Classique à Six Fours les Plages, Schubertiades, Prague Spring Festival…
En musique de chambre, David Fray collabore avec Cecilia Bartoli, Peter Mattei, Benjamin Appl, Renaud Capuçon, Gérard Caussé, Daniel Lozakovich, Victor Julien-Laferrière, Paul Meyer…
Récemment, David Fray a joué «The age of Anxiety» de Leonard Bernstein avec l’Orchestre de Paris dirigé par Marin Alsop à la Philharmonie de Paris, ainsi qu’un concert exceptionnel avec l’Orchestre National de France dirigé par son directeur Christian Macelaru à Timisoara en Roumanie, capitale européenne de la culture en 2023. Il a été invité par le Théâtre des Champs-Elysées pour une Carte Blanche «Schubert» de trois soirées «Winterreise» avec le baryton Peter Mattei, récital solo et duo violon/piano avec Renaud Capuçon. Il a donné trois représentations exceptionnelles à l’Opéra Garnier dans le ballet Vaslaw du grand chorégraphe John Neumeier, dans lequel il est soliste au piano avec le Clavier bien tempéré de Bach. Il a effectué une tournée en Espagne avec l’Orchestre de Chambre de Paris, ainsi qu’une tournée en Chine, où il est un des quatre premiers solistes stars occidentaux à revenir jouer depuis la pandémie du Covid. Il s’est produit avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Jaap van Zweden au Palais Princier de Monaco et au Festival de Salzburg avec les membres du Philharmonique de Vienne. David Fray s’est produit récemment avec le Pacific Symphony dirigé par Alexander Shelley, le Vienna Radio Symphony dirigé par Marin Alsop, La Scala de Milan dirigé par Lorenzo Viotti, dans un programme « play and conduct » avec l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre de Chambre de Lausanne et l’Orchestre National d’Auvergne, en récital dans les prestigieuses salles comme le Théâtre des Champs-Elysées à Paris, l’Auditorium de Bordeaux, KKL de Lucerne, Serate Musicali de Milan, Teatro San Carlo à Naples, Beethoven-Haus de Bonn, au Festival de Verbier en récital avec les Variations Goldberg de Bach, en duo avec le violoniste Daniel Lozakovich et avec le VFO dirigé par Klaus Mäkelä dans le Concerto de Bach, retransmis sur Mezzo/Medici.
Parmi les points forts de la saison passée: il se produit avec l’Orchestre National de France dirigé par Andris Poga (Mozart N°21) au Théâtre des Champs-Elysées (concert retransmis sur Arte Concert et sur France Musique), avec l’Insula Orchestra dirigé par Laurence Equilbey dans un programme de musique de cinéma et avec le Concerto d’Emilie Mayer, en tournée en France en tant que chef et soliste avec l’Orchestre de Chambre de Paris et les Concertos pour 2, 3 et 4 pianos de Bach, avec l’Orchestre National de France dirigé par Bertrand de Billy au Festival L’Offrande Musicale (Beethoven Triple Concerto avec Daniel Lozakovich et Daniel Müller-Schott), avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Charles Dutoit au Palais Princier de Monaco (Beethoven N°1) et retourne aux BBC Proms à Londres avec le Royal Northern Sinfonia dirigé par Dinis Sousa (Bach Concerto en ré mineur). Il joue en récital au Théâtre des Champs-Elysées, en duo avec Daniel Lozakovich et avec Cecilia Bartoli en Suisse. Avec son épouse Chiara Muti, comédienne et metteur en scène, il fait sensation au Festival de Pâques d’Aix en Provence dans le spectacle « l’Enfant oublié ».
Invité par le chorégraphe John Neumeier et sa compagnie Hamburg Ballet, David Fray a joué la musique de Schubert dans son ballet «Ghost Light», sur la distanciation sociale au temps du Corona virus, retransmis sur Arte, pour lequel il a remporté le prix Opus Klassik du «Concert innovant de l’année». David Fray est artiste exclusif Erato/Warner. Son premier enregistrement, consacré à Bach et Boulez, lui vaut les plus prestigieuses distinctions (Newcomer of the Year 2008 / BBC Music Magazine, Meilleur enregistrement / Echo Preis 2008), de même que son enregistrement des concertos de Bach avec la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen et son récital Schubert. Paraissent ensuite les Concertos de Mozart avec le Philharmonia et Jaap van Zweden, un récital Bach, un récital Schubert (mars 2015), un récital Chopin (janvier 2017), puis les Concertos pour 2, 3 et 4 pianos de Bach avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse et Jacques Rouvier, Emmanuel Christien et Audrey Vigoureux (novembre 2018) et les sonates pour violon et piano de JS Bach avec le violoniste Renaud Capuçon (mars 2019). Dernière parution, les Variations Goldberg de JS Bach (novembre 2021). Vient de paraitre son nouvel enregistrement solo « Baroque encores », de Rameau à Scarlatti, y compris des compositeurs moins connus comme Royer, avec un accent particulier sur Bach. Le répertoire comprend des œuvres originales pour clavier ainsi que des transcriptions pour piano réalisées par des pianistes légendaires tels que Siloti, Kempff, Busoni et Stradal.
Le réalisateur Bruno Monsaingeon lui consacre deux films, le premier dédié aux concertos de Bach et le second à deux concertos de Mozart, diffusés sur Arte et Mezzo. David Fray est fondateur et directeur artistique du Festival «L’Offrande Musicale», dédié aux personnes en situation de handicap, qui se tient en été dans les Hautes Pyrénées.
Né en 1981, David Fray a commencé à prendre des leçons de piano à l’âge de quatre ans et a poursuivi ses études avec Jacques Rouvier au Conservatoire National Supérieur de Paris. Il a reçu plusieurs prix, notamment le prix allemand Echo Klassik de l’instrumentiste de l’année et le prix du Jeune talent décerné par le Festival de piano de la Ruhr. En 2008, il a été nommé Révélation de l’année par le BBC Music Magazine. Au Concours international de musique de Montréal 2004, il a reçu le deuxième Grand Prix et le Prix de la meilleure interprétation d’une œuvre canadienne.
L’Orchestre de Chambre de Lyon est la formation orchestrale résidente de la salle Molière, à Lyon. Composée de 40 musiciens, elle est dirigée depuis 10 ans par Vincent Balse, et rayonne sur le territoire national et à l’international. Elle a été retenue dans le cadre du projet artistique de la Nouvelle Salle Rameau pour en être l’orchestre en résidence, une fois les travaux de réhabilitation terminés.
Cette formation se produit parfois en effectif plus restreint (répertoire pour orchestre à cordes notamment), ce qui lui donne une grande agilité. L’OCL se caractérise de surcroit par une logique inclusive à l’attention des jeunes publics et en particulier des publics étudiants. Chaque saison, l’éclectisme mis en œuvre dans la programmation (choix des compositeurs, des œuvres, des thématiques) permet d’attirer ces nouveaux publics grâce à un choix d’esthétiques variées. L’orchestre a, depuis sa création, réuni le soutien de nombreux mécènes ainsi que d’institutions publiques, notamment issues de l’enseignement supérieur de par sa mission spécifique auprès du monde académique.
Originaire de Bordeaux, il débute sa carrière de pianiste à l’âge de huit ans et devient très jeune lauréat de plusieurs concours dont le Concours International de la ville de Paris. Il se produit alors sur de nombreuses scènes françaises, notamment dans les plus grandes salles parisiennes telles que le Théâtre des Champs Elysées et la salle Pleyel, ainsi qu’au magnifique Grand-Théâtre de Bordeaux, lieu qu’il affectionne tout particulièrement. Vincent Balse est diplômé du conservatoire de Bordeaux ainsi que de la prestigieuse académie de Sienne en Italie, «la Chiagiana».
En 2003, c’est avec un premier prix de piano et de musique de chambre qu’il sort du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris après avoir étudié avec Nicholas Angelich, Christian Ivaldi et Alain Meunier. Il se lance avec succès dans l’écriture et la direction d’orchestre. En 2004, il part s’installer à New York pour se perfectionner à la Juilliard School d’où il sort avec un Master degree obtenu dans la classe de piano de Jerome Lowenthal.
Sollicité par le Louisiana Philarmonic Orchestra pour plusieurs concerts dans le fameux «Orpheum theater», il enchaîne les succès et fait l’unanimité auprès de la presse et du public. Vincent Balse reçoit alors la plus haute distinction de la ville des mains du maire pour son implication au sein de la communauté. Il enregistre dans la foulée son premier album en solo et est amené à se produire sur tout le territoire américain.
Depuis plus de dix ans, ses prestations l’ont mené aux quatre coins du monde, avec des concerts exceptionnels à Soweto, sur la Mer Morte et en Alaska. Reconnu par ses pairs, on a pu récemment l’entendre jouer aux côtés du maestro Rostropovitch, du grand trompettiste Wynton Marsalis, du violoniste Maxim Vengerov, du tromboniste Michel Becquet et du Fine Arts Quartet parmis d’autres. Depuis le podium, il a collaboré avec de nombreux solistes internationaux tels que Svetlin Roussev, Sarah Nemtanu, Julien Beaudiment, David Guerrier, Pierre Genisson et Thierry Caens.
Musicien passionné et brillant pédagogue, Vincent enseigne au CNSMD de Lyon. Directeur musical de l’Orchestre de Chambre de Lyon, il partage sa vie depuis quelques années entre Paris, Lyon et New York, et exporte son art dans le monde entier avec une énergie débordante.