Quatuor Strada

Miguel da Silva

Raphaël Merlin

Romain Descharmes

Respighi
Tchaïkovski

Classique
»»»ROME
»»FLORENCE
mardi 9 juin Temple de la
Madeleine
20h00
→ tarif A?

Ottorino Respighi Sonate pour violon et piano en si mineur

Piotr Ilitch Tchaïkovski Souvenir de Florence, op. 70

Quatuor Strada

Pierre Fouchenneret violon

Amia Janicki violon

Lise Berthaud alto

François Salque violoncelle

Miguel da Silva alto

Raphaël Merlin violoncelle

Romain Descharmes piano

Est-ce l’Italie que l’on entend chanter sur les cordes? Voici Florence, telle que Tchaïkovski l’a imaginée à sa manière unique, en 1890, grandiose, dramatique, enflammée, et nostalgique assurément, livrant avec l’une de ses dernières œuvres tout son talent expressif, tant d’émotions qui éclatent sans retenue, le tragique et la passion concentrés dans ces pages parmi les plus belles du compositeur russe, toujours élégant, et si clair dans le propos. Les quatre mouvements de Souvenir de Florence ne sont-ils pas simplement parfaits!

À un quart de siècle d’écart, l’on retrouve cette autre perfection propre à Ottorino Respighi. Un romantique en Italie, dans le XXe siècle naissant! De l’élève de Rimski-Korsakov, la notoriété populaire a retenu ces nombreux poèmes symphoniques alliant maestria et fantaisie, dont le célèbre Les fontaines de Romes en 1916. Féru de musique ancienne, signant par ailleurs maints opéras, Respighi aura livré de superbes pages en musique de chambre également. Ainsi de cette Sonate pour violon et piano en si mineur, achevée en 1917, où la mémoire du romantisme allemand se reflète dans une écriture ouvrant grand ses portes vers l’intimité et la tendresse.

Emmené par quatre solistes virtuoses, les violonistes Pierre Fouchenneret et Ayako Tanaka, remplacée ici par Amia Janicki, avec, Lise Berthaud à l’alto et François Salque au violoncelle, le Quatuor Strada visite avec une passion contagieuse aussi bien Fauré que Brahms, superbe discographie consacrée à l’intégrale de la musique de chambre du compositeur allemand chez B-Records, Schubert encore, en octuor cette fois, puis cette nouvelle intégrale que la formation entame dès 2023, une plongée dans le répertoire de Schumann.

Parmi les pianistes qui ont partagé les destinées du Quatuor Strada, dans le cadre de cet extraordinaire projet consacré à Brahms en particulier, on songe immédiatement à Romain Descharmes. S’il est un soliste accompli, brillant dans son intégrale des œuvres pour piano et orchestre de Camille Saint-Saëns comme en solo chez Brahms, Ravel, Fauré et Scriabine, Romain Descharmes possède cette écoute, et cette sensibilité, si précieuses en formation de chambre.

Cofondateur du quatuor Ysaÿe en 1987, immense carrière internationale marquée par l’intégrale des quatuors de Mendelssohn chez Decca et de nombreuses créations contemporaines, l’altiste de renom Miguel da Silva a également mis son talent de pédagogue au service de la relève, formant à Paris les futurs quatuor Ebène et Modigliani, notamment. Enfin, on retrouvera l’excellent Raphaël Merlin, musicien doué d’une extraordinaire polyvalence, compositeur, chef d’orchestre, chambriste avec le Quatuor Ebène. Curieux de tous les styles, c’est au violoncelle que Raphaël Merlin rejoint cette fois le Quatuor Strada.

Le nouveau quatuor Strada réunit quatre solistes de renommées internationales issus des ensembles les plus prestigieux tels que le quatuor Ysaye ou encore l’Orchestre National de France. Après de longues années d’expérience de musique de chambre, ils décident, réunis par l’amitié et la passion, de former ce groupe dynamique et atypique conciliant de riches carrières individuelles et l’amour du travail rigoureux. Peu de temps après sa création, le quatuor Strada est déjà l’invité de nombreux festivals et saisons musicales.

Ils offrent un programme exclusivement dédié aux derniers quatuors de Beethoven – un défi pour les musiciens et un événement culturel exceptionnel pour les mélomanes. Ainsi pourra-t-on suivre l’une des plus puissantes évolutions stylistiques et esthétiques de l’histoire la musique. La complexité maitrisée de ces oeuvres tardives leur procure une beauté inouïe, née de la spiritualité du compositeur révolutionnaire retiré du monde pour bâtir un monument hors du temps.

Miguel da Silva débute très jeune ses études au Conservatoire National de Région de Reims, sa ville natale. Puis il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il est l’élève de Serge Collot. Il y obtient le Premier Prix de musique de chambre et celui d’alto, ce dernier à l’unanimité avec vote spécial du jury.

En 1985, il remporte le Premier Grand Prix au Concours international de musique de chambre de Paris en formation de sonate; il intègre l’orchestre de l’Opéra de Paris.

Depuis son adolescence, Miguel da Silva est passionné par le quatuor à cordes. Il quitte l’Opéra de Paris en 1987 et fonde avec trois de ses amis le quatuor Ysaÿe. Il part à Cologne travailler avec le Quatuor Amadeus.

De nombreux concours internationaux (Portsmouth, Evian) pour lesquels le quatuor remporte les Premiers Prix, ont ouvert au Quatuor Ysaÿe la voie d’une carrière internationale tant au Japon qu’aux Etats-Unis (Carnegie Hall, Metropolitan Museum à New York), de même qu’en Israël et en Europe (Théâtre des Champs-Elysées à Paris, Wigmore Hall à Londres, à Berlin, et lors des festivals de Lockenhaus, de Stresa, et de Salzbourg …). Ce brillant parcours s’est achevé début 2014, date à laquelle le quatuor a cessé son activité, ses membres poursuivant chacun leur parcours individuel.

En musique de chambre, les partenaires de Miguel da Silva ne sont autres que: Michel Portal, Jean-Claude Pennetier, Paul Meyer, Leonidas Kavakos, Pierre Amoyal, Nikita Boriso-Glebsky, Antonio Meneses, Augustin Dumay, Henri Demarquette, Truls Mork, Gary Hoffmann, Pascal Rogé, Emmanuel Pahud, Jean-François Heisser, Christophe Coin…

Miguel da Silva, en outre, a été le soliste invité de l’orchestre de chambre de Paris, l’orchestre de chambre de Pologne, de celui d’Auvergne, de l’orchestre Franz Liszt de Budapest, du Sinfonia Varsovia, de l’orchestre de Montpellier, de l’orchestre de Pamplona, sous la baguette de chefs d’orchestre tels que Peter Csaba, Jean-Jacques Kantorow, Arie van Beck ou François Xavier Roth.

Par ailleurs, l’impératif pédagogique s’impose à lui comme une évidence. En 1993, au Conservatoire National de Région de Paris (désormais Conservatoire à Rayonnement Régional), Miguel da Silva a entraîné ses amis du Quatuor Ysaÿe dans la création d’une classe spécifique de quatuor à cordes: c’était une première en France. Leurs élèves français (Ébène, Modigliani, Voce, Hermès) mais aussi étrangers (Aviv d’Israël, Incanto de Suisse, Différence de Lettonie) ont aujourd’hui remporté la plupart des concours internationaux de quatuors à cordes.

Parallèlement, à cette classe de quatuors du CRR dont il assume désormais principalement la charge, Miguel da Silva anime des classes de perfectionnement dans les Académies de Villecroze, à Aldeburgh, à l’Académie Maurice Ravel de Saint Jean de Luz, à Banff (Canada), à Savonnlina (Finlande) et à l’Université de South California à Los Angeles.

Il est le conseiller artistique de l’Académie musicale de Villecroze.

Depuis septembre 2009 – après avoir enseigné deux saisons durant l’alto et la musique de chambre à la Hochschule de Lübeck, succédant ainsi à Walter Levine – il a été nommé professeur d’alto à la Haute École de Musique de Genève et enseigne régulièrement au sein de l’ECMA (European Chamber Music Association) et de l’Académie d’été de l’Université de musique de Vienne (ISA).

Miguel da Silva est Maître en Résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en Belgique, aux côtés du baryton José van Dam, du violoniste Augustin Dumay, du pianiste Louis Lortie, du violoncelliste Gary Hoffman et du quatuor Artemis.

Directeur Artistique et Musical de l’Orchestre de Chambre de Genève depuis septembre 2023, il y collabore avec des artistes tels que Matthias Goerne, Pretty Yende, Truls Mork, Vilde Frang, Pierre Fouchenneret, Sayaka Shoji, Brad Mehldau, Gabriela Montero, Nicolas Altstaedt, Dominique A, Igudesman&Joo, Jeanne Added, John Malkovich, Bernard Lavilliers, ou encore L’Ensemble Vocal de Lausanne.

Poursuivant avec passion un parcours artistique teinté d’éclectisme, de curiosité et d’engagement, il affirme en musique, dès l’enfance, ce désir de diversité: violoncelle, piano, jazz, composition, direction d’orchestre, chacune de ces disciplines, d’abord étudiées aux conservatoires de Clermont-Ferrand, Boulogne-Billancourt, au CNSMD de Paris et à la Haute École de Genève, générant ensuite une intense activité et un enrichissement mutuel.

Au sein du Quatuor Ebène (1er prix du concours international de l’ARD de Munich 2004, Victoire de la Musique, Gramophone of the year,…) Raphaël travaille avec Gyorgy Kurtag, Eberhard Feltz, Gabor Takacs, et se produit sur les plus prestigieuses scènes du globe aux côtés de Mitsuko Ushida, Nicholas Angelich, Bertrand Chamayou, Natalie Dessay, Philippe Jarroussky, Stacey Kent, Michel Portal, Martin Fröst, Antoine Tamestit, Daniel Hope, Lisa Batiashvili, Gautier et Renaud Capuçon…

Reconnu pour son ouverture sur tous les styles (pop, jazz, world), grâce notamment à des arrangements originaux, et menant une carrière tournée vers tous les publics, le quatuor est invité à jouer l’intégrale des quatuors de Beethoven en 2020 au Carnegie Hall de New York, ce qui l’amène à construire un tour du monde enregistré et filmé (dès 2019) qui veut témoigner de l’expérience intellectuelle et émotionnelle suprême que recèle ce sommet absolu de la littérature. Le Quatuor Ebène enregistre en exclusivité pour Erato/Warner Classics.

Développant en parallèle une carrière de chef d’orchestre, il fonde en 2014 «Les Forces Majeures», ensemble incluant une multitude de quatuors et quintettes constitués. C’est un électrochoc qui révèle rapidement Raphaël Merlin comme un chef à suivre; paraîtront au label Aparté un disque Rossini avec la mezzo Karine Deshayes, puis un album Offenbach-Gulda avec le violoncelliste Edgar Moreau (Erato/Warner).

C’est en résidence à Vichy, lors d’un fol été musical 2018 (Le Barbier de Séville en version scénique, Werther, 3 programmes symphoniques et une multitude de concerts en petite formation), que Raphaël Merlin emmène pour la première fois son orchestre à vélo, sur 65 km (4 concerts en une seule journée), ce qui demeurera ensuite, au travers d’un audacieux travail de sensibilisation environnementale, la pierre angulaire de l’ensemble; par la suite, Les Forces Majeures explorent dans des grandes métropoles européennes mais aussi en milieu rural ou péri-urbain divers formats de tournée à vélo, de l’orchestre ultra-léger (15 musiciens) au grand orchestre symphonique, tour-à-tour dans le grand répertoire et invitant les musiciens et publics rencontrés à les rejoindre.

Invité à diriger le Philharmonia Orchestra, l’Orchestre du festival de Lockenhaus, L’Orchestre national Avignon Provence, l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, l’Orchestre d’Auvergne, l’Orchestre symphonique de Mulhouse, l’Orchestre de chambre Nouvelle-Aquitaine, l’Orchestre symphonique de l’Aube ou encore les orchestres Pasdeloup, Ut5, Ostinato, Raphaël Merlin voit son activité de chef intensifiée par un contact facile et fructueux.

Compositeur, ses œuvres incluent Eléa, concerto pour quatuor à cordes et orchestre créé à Cracovie et Munich en 2011 par le Quatuor Ebène et le Klangforum Mitte Europa, See: Sea & Seeds. Si!, concerto pour violoncelle et cordes (Lockenhaus Festival 2016) et Passage-Eclair, octuor mixte (Paris, 2018), tous deux enregistrés chez Alpha, Night bridge, sextuor à cordes (2017) enregistré chez Warner, Dankgesang, créé par l’Orchestre de Chambre de Genève en 2023, ou encore Tethrappy, pour quatuor à cordes: commande de Radio France créée en février 2025 par le Quatuor Ebène.

Raphaël Merlin est représenté en tant que chef d’orchestre par l’agence RSB Artists depuis 2017.

Musicien reconnu par ses pairs, le pianiste Romain Descharmes se distingue aussi bien en concert avec orchestre qu’en récital ou en musique de chambre.

En 2006, il se voit décerner le Premier Grand Prix lors du Concours International de Dublin, ce qui l’amène à jouer en récital sur plusieurs scènes prestigieuses: Carnegie Hall à New York, Wigmore Hall à Londres, Forbidden City Hall à Pékin, National Concert Hall à Dublin… Et depuis ses débuts très remarqués avec l’Orchestre de Paris (2012), il s’établit comme une nouvelle valeur du piano français.

Il est alors réinvité pour plusieurs séries de concerts avec l’Orchestre de Paris (P. Järvi et I. Metzmacher), également avec les Orchestres National de Lyon (L. Slatkin), National du Capitole de Toulouse (T. Sokhiev & A. Altinoglu), National d’Ile-de-France (T. Otaka), de Bordeaux Aquitaine (F. Gabel), Symphonique de Mulhouse (P.Davin), l’Aarhus Symphony Orchestra (M. Soustrot), l’Orchestre Symphonique de Québec (E. Mazzola), de Malmö (M. Soustrot),celui de l’Opéra de Nancy, de Caen…

Il est l’invité de festivals tels que Piano aux Jacobins, La Roque d’Anthéron,  Esprit du piano, Chambord, Colmar, Menton, Sully-surLoire, la Vézère, Cordes sur Ciel, Gand, Sceaux, Radio France Montpellier et donne aussi des concerts au Théâtre du Châtelet, au Trident à Cherbourg, au Théâtre du Vésinet, Salle Cortot à Paris, Salle Poirel à Nancy, à l’Opéra de Lille, ainsi que dans le cadre de la Belle Saison (concerts aux Bouffes du Nord à Paris, le Méjan, Béziers, Coulommiers).

A l’étranger, il donne des récitals à Istanbul, Londres, Luxembourg, Essaouira, aux festivals Arties en Inde, Cervantino au Mexique et Bemus en Serbie, à la Chapelle musicale Reine Elisabeth. Il s’est également produit à la Philharmonie de Berlin avec l’Orchestre Français des Jeunes dirigé par Dennis Russell Davies dans le cadre du festival Young Euro Classic.

Romain Descharmes est un pianiste recherché en tant que chambriste pour son écoute, sa sensibilité et sa large connaissance du répertoire qui va de la sonate aux grandes formations, il fait partie du Trio Talweg aux côtés de Sébastien Surel et Eric-Maria Couturier et se produit régulièrement avec des artistes tels que les Quatuor Ebène, Diotima et Danel, Sarah Nemtanu, Pierre Fouchenneret, Henri Demarquette, François Salque, Lise Berthaud.

Musicien éclectique, il fait partie du Mosalini-Terruggi cuarteto, et joue également avec Quai N°5 avec lequel il a enregistré deux albums chez Decca-Universal et s’est produit sur les scènes des plus grandes salles parisiennes (le Bataclan, la Cigale, l’Européen, le Café de la Danse).

La discographie de Romain Descharmes  largement félicitée par la critique comprend entre autres des enregistrements solo de Brahms, Ravel, Fauré & Scriabine, l’intégrale des sonates de Beethoven pour piano et violon avec Pierre Fouchenneret. Dans le cadre de sa collaboration suivie avec le Palazetto Bru Zane, il enregistre la Sonate de Dubois ainsi que le Premier concerto de Marie Jaëll avec l’Orchestre National de Lille. Il a également enregistré l’intégrale des œuvres pour piano et orchestre de Saint-Saëns avec le Malmö Symfoni Orchestra.

Parallèlement très investi dans la pédagogie et la transmission, il est professeur de piano au CRR de Paris.

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