Shems Bendali Quintet

Amine Mraihi

Jazz
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vendredi 5 juin Alhambra
Grande salle
21h30

Shems Bendali trompette

Amine Mraihi oud

Arthur Donnot saxophone

Andrew Audiger piano & claviers

Yves Marcotte contrebasse

Nathan Vandenbulcke batterie

Un pont intercontinental a été construit entre l’Europe et l’Afrique. Une chaussée immense qui part dans le ciel, plantée de fleurs aussi belles qu’imprévisibles. Pour l’emprunter, il faut suivre le trompettiste Shems Bendali. Qui est-il, cet étonnant passeur de mondes? D’Alger, le souffleur a gardé en mémoire sa casbah, la vieille ville. Puisque la géographie de Bendali est si large, le jeune virtuose a pris de Damas, en Syrie, son mont sacré, le Qassioun. Ainsi va Casbah Qassioun, troisième album avec son quintet.

Où l’on retrouve, auprès du leader originaire d’Algérie, établi à Lausanne, la nouvelle garde du jazz franco-suisse, Arthur Donnot au saxophone, Andrew Audiger aux claviers, Yves Marcotte à la contrebasse et Nathan Vandenbulcke à la batterie. Soit la moitié de cet autre monstre musical, The Big Tusk, venu embraser la scène des Athénéennes en 2025. Son terreau, est-ce l’inspiration du jazz séculaire? Ou la tradition méditerranéenne, celle d’Oum Khalthoum comme du chaâbi maghrébin? Les deux, qui constituent ce socle fleuri s’élevant vers de nouveaux horizons. On les dira métissages. Ou fusion. Céleste matière, si humaine quand elle s’anime.

Trompettiste franco-algérien installé en Suisse, Shems Bendali développe une musique narrative et sensible, nourrie par le jazz et les traditions musicales algériennes. À la tête de son quintet, il façonne un langage personnel où la mémoire et l’imaginaire se confondent et résonnent mutuellement.

Son nouvel album se déploie dans un univers de science-fiction situé entre le Maghreb et le Moyen-Orient et inspiré par l’esthétique de la bande dessinée futuriste. Il emmène l’auditeur écouter le murmure des grains de sable du désert et profiter d’une brise de vent dans les hauteurs des gratte-ciels. Plus qu’un récit, il s’agit d’un lore sonore, d’un décor fictionnel inédit qui sert de toile de fond à des compositions évocatrices, parfois intimes, parfois contemplatives.

L’album accueille la chanteuse Climène Zarkan et le oudiste Amine Mraihi sur un morceau aux couleurs arabo-andalouses, qui se rejoignent dans une création céleste, singulière et puissante, enracinée dans une tradition millénaire.

A travers sa musique, Shems Bendali explore une identité plurielle, entre l’Occident où il vit et le Maghreb dont il est issu. Comme Amin Maalouf avant lui, il refuse de choisir entre ses appartenances: il en fait un espace de création, de questionnement et de beauté.

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